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 Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)

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Lostinadaydream
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MessageSujet: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 12:42

Bonjour,

A votre connaissance les premières platines à silex du 17 siècle ont-elles toujours disposées de 2 crans de fonctionnement (Sûreté et armement) pour le chien.

Merci

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Lostinadaydream
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 13:20

Pour un petit historique

C'est Marin Bourgeois, un français normand qui créa la première platine à silex au début du XVII siècle (environ 1610)

Cette arme équipée de cette platine est exposée au musée de l'Hermitage à Saint Petersbourg

Il s'inspira des systèmes existants précédents c'est à dire des platines à chenapan et à miquelet

Sa platine présenterait déjà une noix à deux crans


Dernière édition par Lostinadaydream le Mar 21 Juil 2015 - 13:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 13:24

La confirmation que j'aimerais

Les platines à silex qui furent produites entre 1630/40 et 1700 ont-elles toutes deux crans ?
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Crevette
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 14:14

Bonjour,
les fusils militaires pré-règlementaires fabriqués vers 1680/1715 ont deux crans.
Vérifié sur plusieurs platines françaises et suisses de fabrication française.
Voir aussi l'article de Boudriot paru dans un ancien Gazette des armes sur l'évolution de la platine silex.

Maintenant avant 1680 je n'en ai aucune idée car ça concerne principalement des armes de chasse, armes qui ne me passionnent pas du tout.

En tous cas l'armée française ne s'est intéressée aux systèmes de mise à feu "froids" (sans mèche allumée) que très tardivement car les militaires n'avaient aucune confiance là dedans.
Ils avaient déjà connu le rouet depuis les années 1550, système très peu fiable et donc inutile et dangereux pour un soldat.
Cordialement,
CG
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 15:04

J'avais oublié que les cavaliers ont très vite adopté le rouet puis le silex, le pistolet n'étant qu'une arme secondaire pour eux!
Platine Le Bourgeois 1615:


Platine de pistolet de la collection Keith Neal, 1620-1630:


Platine de pistolet de la collection Robert E. Brooker, 1660-1670:


cf:Armes de poing militaires françaises par R. E. Brooker.

Donc oui, les platines à silex du type à la française ont bien toujours eu deux crans.
Même si ces platines reprenaient la forme ventrue ou anguleuse des rouets dans leurs débuts.
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 19:59

Citation :
les fusils militaires pré-règlementaires fabriqués vers 1680/1715 ont deux crans.
Vérifié sur plusieurs platines françaises et suisses de fabrication française.

Merci merci pour ces éléments et l’insertion des photos Crevette

J'avais déjà effectivement relu l'article de J.B sur l'évolution de la platine à silex et j'avais aussi reconsulté le R.B

En effet la forme des premières platines à silex fut ventrues (héritage du rouet) puis plutôt en forme de haricot


Dernière édition par Lostinadaydream le Mar 21 Juil 2015 - 21:36, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 20:10

Petit complément sur Marin Bourgeois

Normand de Lisieux

Il est issu d'une famille de serruriers, d'arbalétriers et d'horlogers

Il a grandi au cœur des systèmes mécaniques les plus ingénieux pour l'époque

Et j'ai découvert qu'il avait fait des armes pour Louis XIII

A ce titre, je vous informe que ce roi avait un cabinet de curiosité d'environ 600 armes (Et oui déjà un collectionneur)

Juste un aparté: Les belles collections des musées de Rome sont des collections à la base privée

Egalement chez nous la magnifique collection des frères Brunon Musée de l'Empéri  et la collection du musée de la chasse en région parisienne


Ce cabinet de curiosité fut transmis à Louis XIV ... puis jusqu'à ... Louis XVI

Puis lors des premiers jours de la révolution, le cabinet de curiosité confectionné par Louis XIII fut pillé

Aujourd'hui, on connait encore une soixantaine d'armes de ce cabinet (Et c'est le grand collectionneur Marchal qui avait un indice suffisant pour traquer les armes de la collection mais ça c'est une autre histoire)

Les armes connues de ce cabinet pour certaines sont exposées au musée de l'armée

Pour les autres, collections privées

.


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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 20:23

Les soldats des armées royales de Louis XIV étaient bien armés

Louis XIV naît en 1638, lors de la mort de Louis XIII, il a seulement 5 ans

Il prendra réellement ses fonctions en 1661 à la mort de Mazarin soit à l'âge de 23 ans

Ses premières guerres

Guerre de dévolution 1667/68,

guerre de Hollande 1672/78,

Guerre de 9 ans ou Guerre de la Ligue d'Augsbourg 1688/98

Les soldats étaient bien armés avec de armes à silex, le rouet étant dépassé

Voilà un extrait du magazine Histoire

A la fin du règne, il est clair que les batailles se gagnent avec les armes à feu. Du coup, l'ordre de bataille est repensé : on essaie de mathématiser au maximum le feu pour le rendre le plus régulier et puissant possible. C'est ainsi que les armées sont disposées sur un nombre limité de lignes (5, puis 4, puis 3), afin d'éviter que les soldats des dernières lignes tirent sur ceux des premières. C'est dans l'adoption de cette tactique répondant au nouveau dispositif fusil-baïonnette, concrétisée en France par le règlement de 1703, que réside la véritable révolution militaire.

Et au 18 siècle la guerre de succession d'Espagne 1701/14

Et c'est d'autant plus clair pour cette première du 18 siècle


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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 20:30

D'ailleurs profitez-en en ce moment, car la presse met à l'honneur le règne de Louis XIV.

En effet cela fera 300 ans le 1er spetembre 2015 que Louis XIV est mort.

.
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mar 21 Juil 2015 - 20:36

Pour les assidus de lecture

Pour les moins courageux j'ai mis en rouge quelques éléments à mes yeux intéressants

On y découvre la cavalrie et les fantassins

Puis la naissance des dragons

et enfin la création et l'utilité des grenadiers à cheval (Une compagnie d'élite)

Place à la lecture

La révolution des armes à feu


Dossiers par Hervé Drévillon dans le mensuel n°386 daté avril 2013

Les armes à feu acquièrent un rôle décisif sous le règne de Louis XIV, tandis que la noblesse militaire, domestiquée, se professionnalise. L'art de la guerre accomplit sa révolution.

L'Histoire : Dans la façon de faire la guerre, Louis XIV a-t-il vraiment innové ?

Hervé Drévillon : C'est un tournant à la fois dans l'organisation des armées et dans l'art de faire la guerre. C'est d'abord un moment clé de la professionnalisation, qui vient d'un besoin quasi permanent de soldats et d'encadrement. Plus d'une année sur deux de ce long règne sont passées à faire la guerre, et avec les deux dernières guerres (la Ligue d'Augsbourg et la guerre de Succession d'Espagne), c'est-à-dire entre 1688 et 1713, on est quasiment en situation de guerre permanente (cf. p. 46). La conséquence en est le maintien d'une force armée permanente et nombreuse qu'il faut encadrer de façon rigoureuse.

Avec une armée de 450 000 hommes (c'est le maximum atteint en 1690), il n'est plus possible de ne composer qu'avec des « entrepreneurs de guerre » (des chefs de guerre recrutés avec leurs troupes) comme auparavant. Sur le plan institutionnel, cela se traduit par la naissance d'un service du roi en continu qu'il faut organiser. C'est chose faite en 1668, à la fin de la guerre de Dévolution : désormais, les officiers licenciés à la fin de la guerre ont la possibilité d'avoir un statut d'officiers réformés. Ils peuvent réintégrer les cadres de l'armée en cas de guerre, tout en accumulant dans l'intervalle de l'ancienneté. Il devient alors possible d'envisager des carrières continues. Autre signe de cette professionnalisation, la promotion acquiert un caractère d'automaticité réglée par le principe de l'ancienneté. Apparaît alors un groupe social nouveau, celui des soldats professionnels : 20 000 officiers militaires (ce qui représente la moitié du nombre d'officiers civils).

Ensuite, pendant le règne de Louis XIV, l'art de la guerre évolue considérablement dans les deux opérations complémentaires que sont le siège et la bataille. La grande nouveauté est la systématisation du siège, dont Vauban est resté le symbole. Si ce dernier apporte des innovations techniques (telles que les tranchées parallèles), son génie vient surtout de ce qu'il relie le siège à toutes les autres composantes de la guerre dont il fait une science totale.

Mais la tactique des batailles, elle aussi, a changé. En 1689 sont introduits le fusil et la baïonnette à douille (cf. p. 51).

A la fin du règne, il est clair que les batailles se gagnent avec les armes à feu

. Du coup, l'ordre de bataille est repensé : on essaie de mathématiser au maximum le feu pour le rendre le plus régulier et puissant possible. C'est ainsi que les armées sont disposées sur un nombre limité de lignes (5, puis 4, puis 3), afin d'éviter que les soldats des dernières lignes tirent sur ceux des premières. C'est dans l'adoption de cette tactique répondant au nouveau dispositif fusil-baïonnette, concrétisée en France par le règlement de 1703, que réside la véritable révolution militaire.

Du côté des troupes, le feu entraîne l'exigence d'une plus forte discipline. Il faut que les soldats soient capables de rester debout de profil pour « recevoir le feu ennemi ». A Fontenoy, en 1745, une formation anglaise se retrouve à moins de 30 mètres de bataillons français. Dans ces conditions, il n'y a guère de différence entre un soldat et un condamné à mort ! Cela frappe les contemporains, comme le chevalier de Folard, qui décrit la bataille comme une manière de « se passer mutuellement par les armes ».

L'arme à feu, déshumanisante, représente le degré ultime de violence

. Combattre suppose de la part du soldat une certaine forme de consentement, de courage ou de résignation que les historiens ont du mal à appréhender.

L'H. : Comment voit-on ces guerres aujourd'hui ?

H. D. : Bizarrement, même si Louis XIV était considéré comme un roi guerrier avec toutes les conséquences sur le pouvoir, ses instruments et sa nature (c'est la démonstration du Roi de guerre de Joël Cornette), on s'est peu intéressé à la manière concrète de faire la guerre. Tout a changé depuis une quinzaine d'années. L'Américain John Lynn a ouvert la voie en 1997 avec Giant of the Grand Siècle1. Depuis, les études se sont multipliées, au point que l'histoire militaire du siècle de Louis XIV est une des mieux connues.

On s'est d'abord intéressé à l'organisation institutionnelle de la guerre : on connaît beaucoup mieux désormais le fonctionnement du département de la guerre grâce aux travaux de Thierry Sarmant et de Jean-Philippe Cénat, le commandement, à travers des études sur le maréchal de Luxembourg (Bertrand Fonck), sur les maréchaux de France (Fadi El Hage) ou encore les batailles (Clément Oury sur la guerre de Succession d'Espagne). Par la guerre, on aborde l'ensemble des aspects du règne de Louis XIV : les questions financières, les transformations de la société, et même des questions artistiques : si Racine renonce à faire des pièces de théâtre pour devenir historiographe du roi, c'est d'abord pour raconter ses faits d'armes ! Et l'on sait à quel point, des salons de la Guerre et de la Paix à l'escalier des Ambassadeurs, la guerre fait le décor de Versailles.

Plus récemment, on s'est beaucoup intéressé aux transformations profondes que la guerre produit sur la société. Il reste des parts d'ombre : on est encore incapable de chiffrer vraiment l'impact économique, ou même démographique, de la guerre sur les Français.

L'H. : On sait quand même combien d'hommes étaient mobilisés ?

H. D. : On peut proposer quelques estimations. Il y a d'abord cette énorme montée en puissance : au XVIe siècle, 50 000 représentaient un maximum. Au temps de Richelieu, les troupes comptaient 100 000 hommes environ. Le règne de Louis XIV est marqué par une progression des effectifs, mais qui n'est pas continue. Pendant la guerre de Dévolution, le nombre de soldats est évalué à 150 000 environ. Il monte, je l'ai dit, à 450 000 en 1690 (guerre de la Ligue d'Augsbourg). Pendant la guerre de Succession d'Espagne, il retombe autour de 350 000. Dans les armées adverses, il n'y a pas d'équivalent : c'est en se coalisant que les alliés arrivent à des effectifs similaires.

L'H. : Comment faut-il s'imaginer les armées de Louis XIV ?

H. D. : En premier lieu, il faut citer

la cavalerie

, qui représente entre un tiers et un quart de l'armée, même si cela peut varier selon la guerre qu'on veut mener. Même dans la guerre de siège, on a besoin de la cavalerie pour contrôler l'arrière-pays et assurer l'approvisionnement.

Les cavaliers portent une « forte épée », avec une lame assez large. Ils sont également équipés de deux pistolets et d'un fusil ou d'une carabine.

En réalité, on ne voit plus très bien à quoi désormais utiliser la cavalerie dans les batailles - il faudra attendre Frédéric II de Prusse et Napoléon pour que la cavalerie soit réintégrée dans les tactiques militaires.

Avec l'entrée des armes à feu,

les fantassins

deviennent décisifs
. On leur fournit le système fusil-baïonnette qui va façonner l'image et le rôle de l'infanterie pendant deux siècles,
jusqu'à la Première Guerre mondiale. Le fantassin possède également une épée qui est, elle, à la charge du capitaine. Les contemporains s'interrogent sur la nécessité réelle de l'épée, mais on n'est pas encore prêt à y renoncer, même si elle ne sert pas à se battre.

Entre cavalerie et infanterie surgit une catégorie intermédiaire,

les dragons

: ce sont des fantassins à cheval. Équipés comme des fantassins, avec des souliers (et non avec des bottes de cavalerie), ils portent des fusils à baïonnette, et sont montés pour se déplacer rapidement.

Ils ont été créés pour se battre dans des situations d'escarmouche mais en réalité on les utilise de plus en plus souvent au cours du règne

. On les emploie dans les batailles rangées, mais également pour mater les protestants lors des « dragonnades ». Louis XIV, qui affectionne cette arme, a créé beaucoup de régiments de dragons, relativement peu onéreux.

L'H. : Qu'est-ce qu'une bataille décisive ?

H. D. : Traditionnellement, le critère de la victoire est la maîtrise du champ de bataille. Mais, là aussi, des évolutions se font jour : les conflits sont devenus des guerres d'épuisement. Malplaquet, en 1709 (guerre de Succession d'Espagne), est techniquement une défaite pour les Français, qui doivent abandonner le terrain. Mais elle a provoqué tellement de victimes en face (20 000 blessés et tués pour les alliés, 10 000 pour les Français) que le général Villars, le grand acteur français de cette bataille, aurait déclaré à Louis XIV : « Encore une défaite comme celle-là, sire, et nous avons gagné la guerre. »

Malplaquet est un bon exemple de la bataille telle qu'elle est en train de naître avec la révolution des armes à feu.

La puissance de feu y est décisive et les soldats s'en protègent en s'abritant derrière des retranchements.

Les Français essaient de tirer parti d'une position défensive, alors que les alliés tentent de passer en force d'où leurs nombreuses pertes.

L'H. : Que représentent les sièges dans les guerres de Louis XIV ?

H. D. : Les sièges sont plus fréquents que les batailles, mais l'expression « guerre de siège » est inadéquate, car il s'agit, avec les batailles, d'une seule et même guerre. Elle a pour but une stratégie de contrôle territorial. Dans ce cadre, le siège est à la fois le moyen de conquérir un territoire et le moyen de le conserver. C'est aussi un moment où se manifeste la puissance royale, lors de l'entrée dans la ville prise ou de la soumission du vaincu.

Le siège se termine généralement par la prise de la ville à moins qu'une armée de secours chasse les assiégeants ou que ceux-ci soient décimés par une épidémie (il ne faut pas oublier, d'ailleurs, que ce sont eux qui connaissent les plus grandes difficultés d'approvisionnement, vivant en pays ennemi). Certaines redditions de villes sont parfois considérées comme une victoire des assiégés lorsqu'elles surviennent après une longue défense. Celui qui prend la ville peut alors accorder la liberté aux vaincus. La garnison sort, étendards déployés, avec ses armes et éventuellement avec ses canons. Le sommet des honneurs rendus aux vaincus, c'est de sortir mèche allumée et en ordre de combat.

La grande question du siège est celle de sa durée et des moyens mobilisés. Par rapport aux périodes antérieures, la durée des sièges s'est réduite à quelques semaines (généralement moins de deux mois). C'est pourquoi Vauban organise son système de défense de telle sorte que tout le réseau de fortifications ne puisse être pris en une seule campagne. La démonstration la plus éclatante de la pertinence de ce système est la campagne de Denain en 1712 : l'invasion de Paris est probable, le prince Eugène de Savoie, qui commande les troupes austro-hollandaises, est sur la route de la capitale. Mais il a laissé derrière lui certaines places aux mains des Français, et la contre-offensive française, qui commence par la prise de Denain, permet de couper la ligne logistique du prince Eugène. Il se retrouve pris sur ses arrières et cela permet aux Français de reconquérir le territoire place par place.

L'H. : Quelle est la part d'initiative laissée aux généraux ?

H. D. : On a longtemps opposé dans l'histoire des guerres de Louis XIV deux moments : le premier correspondrait à l'époque des Condé, des Turenne, qui ont suffisamment d'autorité par leur fonction ou par leur naissance pour mener la guerre avec une grande autonomie. Après la disparition de ces grands généraux (Turenne en 1675 et Condé en 1686), viendrait le temps des exécutants, celui de la guerre de Succession d'Espagne qui correspond aussi à celui où la France se met à perdre. La figure emblématique de cette guerre de cabinet serait Villeroy, général médiocre qui n'a jamais remporté une victoire, et qui a même perdu des batailles pour avoir respecté servilement les consignes du roi.

En réalité, c'est dès le début de son règne personnel (1661) que Louis XIV dirige les opérations - c'est ce qu'on appelle la « guerre ou stratégie de cabinet » (cf. Joël Cornette, p. 40). Dans cette tâche, il n'est d'ailleurs pas seul, même s'il n'existe pas en tant que tel d'état-major. Il est assisté par Chamlay, maréchal général des logis, par le secrétaire d'État à la Guerre, Louvois et ses successeurs. En outre, la liberté des généraux dépend aussi du théâtre d'opérations concerné. En Italie, des généraux comme Catinat ont une plus grande marge de manoeuvre, parce qu'il ne s'agit pas de défendre le territoire français et que l'éloignement engendre des retards dans le courrier. Catinat, par exemple, refuse à plusieurs reprises au début de la guerre de Succession d'Espagne de livrer bataille malgré les ordres de Louis XIV. En Flandres, la situation est très différente, car ce théâtre se trouve sous le regard du roi.

L'H. : Comment se décide une guerre ?

H. D. : Pendant l'hiver, Chamlay élabore un plan de campagne grâce à des cartes, aux plans-reliefs, aux éléments de renseignement qu'il a pu recueillir, etc. Il définit les théâtres des opérations dont les maréchaux de France sont les maîtres d'oeuvre. Des règlements définissent la hiérarchie entre ces maréchaux ; le commandement est défini par l'ordre du tableau, qui donne la primauté à l'ancienneté, alors qu'auparavant la règle du roulement prévalait. Il n'y a pas à l'époque d'état-major interarmes, mais un état-major par arme - cavalerie, infanterie, dragons -, ce qui explique qu'une des grandes faiblesses des armées soit précisément la coordination.

Au moment de la bataille ou du siège, on définit la direction opérationnelle, c'est-à-dire qu'on désigne celui qui va commander. Le dispositif se reconfigure selon les circonstances et l'état-major n'est pas rigide ni pyramidal. Enfin, aux maréchaux de France se joignent également des intendants d'armée, qui peuvent participer au conseil de guerre, et représentent l'échelon politique ainsi que les contraintes logistiques.

L'H. : Sous Louis XIV, faut-il encore être noble pour commander la guerre ?

H. D. : Oui. Et pas n'importe quelle noblesse. Même s'il y a quelques exceptions (Fabert et Catinat, par exemple, qui viennent de familles anoblies récemment), c'est la noblesse de cour qui détient le commandement. Mais il est vrai que noblesse de robe et noblesse d'épée ont beaucoup fusionné par mariage.

Jusque dans les grades inférieurs, non seulement il faut généralement être noble (75 % des officiers le sont), mais il faut le plus souvent acheter sa charge (qui n'est pas héréditaire). Cependant, ces charges militaires, bien au contraire des charges civiles, ne sont pas un placement. On pourrait même dire qu'elles sont un gouffre financier. Ce sont des logiques d'honneur qui sont à la source de ce système militaire.

Ce n'est d'ailleurs pas le roi qui vend la charge ; c'est celui qui quitte sa charge qui a la possibilité de la vendre en désignant son successeur (on appelle cela en droit une « resignatio in favorem ») sous réserve que son successeur soit agréé par le roi. Pour avancer dans la carrière, un officier a donc le choix entre deux solutions : soit il attend d'être promu gratuitement à l'ancienneté, soit il achète sa charge pour progresser plus rapidement.

La noblesse s'est donc soumise aux procédures imposées par le roi pour réguler la progression des carrières. En ce sens, même si certains l'ont contesté, on peut parler d'une domestication de la noblesse bien que cela ne se soit pas fait sans contreparties.

Ce système ménage cependant beaucoup d'exceptions. L'armée elle-même est très composite : par exemple, les gardes, qui appartiennent à la maison du roi, peuvent être roturiers. Dans ce corps, les charges sont gratuites et attribuées au mérite (ancienneté et faits d'armes). Le régiment du roi, en revanche, est composé de jeunes aristocrates qui sortent de chez les mousquetaires et sont faits aussitôt capitaines.

L'H. : Où Louis XIV a-t-il trouvé tous ces soldats ?

H. D. : L'engagement est théoriquement volontaire, mais le recrutement est plus ou moins aisé selon les circonstances. Un bon indicateur nous est fourni par la courbe des prix d'engagement : 20 livres tournois quand les temps sont difficiles - il est alors aisé de trouver des recrues ; 40 livres tournois quand les temps sont prospères. C'est le plus souvent le capitaine qui recrute ses soldats dans sa seigneurie, parmi ses paysans. Les villes sont aussi de grandes pourvoyeuses de soldats, et Paris est le premier centre de recrutement. Ceux qui s'enrôlent ne sont pas forcément des individus en rupture de ban : ils sont souvent installés et exercent un métier.

Sous Louis XIV, l'engagement est sans limite de durée. Pour que le soldat soit libéré, il faut que le capitaine lui délivre un « congé absolu », qui n'est pas accordé facilement à cause de la pénurie d'hommes.

On n'accorde de congé absolu qu'à des soldats usés par le service. C'est pour cela qu'on crée les Invalides, institution exceptionnelle en Europe par son ampleur

. La difficulté de quitter l'armée de façon régulière explique le grand nombre de désertions. Les déserteurs repris sont généralement envoyés aux galères ou sont réintégrés dans l'armée à perpétuité - la peine de mort est utilisée en cas de désertion avec circonstance aggravante, comme collusion avec l'ennemi ou fuite collective.

A ces châtiments peuvent s'ajouter des peines afflictives comme la fleur de lys inscrite au fer rouge sur le front.


En 1688, au début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, où la France doit affronter l'Europe coalisée, Louvois invente la milice, un service militaire obligatoire mais qui n'est pas personnel, à la différence de la conscription mise en place en 1798. En effet, il y a des exemptés d'office et il n'y a pas de registres de conscrits. Le tirage au sort a lieu chaque année environ en temps de guerre dans chaque paroisse. Celui qui a le malheur de tirer un billet noir parmi un ensemble de billets blancs est recruté d'office dans l'armée. Ce tirage concerne tous les jeunes gens célibataires de 20 à 40 ans, et installe dans la population française le sentiment d'une obligation militaire. Dans la milice, on s'engage théoriquement pour trois ans, mais le service militaire a également tendance à y devenir durable. En 1726, l'institution de la milice est rendue permanente, y compris en temps de paix. C'est ce qui explique qu'en 1789 sa suppression soit l'une des principales revendications des cahiers de doléances.

L'H. : A quoi ressemble la vie quotidienne dans les armées de Louis XIV ?

H. D. : Durant l'hiver, les soldats prennent leurs quartiers dans tout le royaume (les seules régions frontières ne peuvent suffire à nourrir les troupes et les chevaux). Quelques casernes sont bâties à partir des années 1680, en particulier en Languedoc où les troupes stationnées servent également à surveiller les protestants, mais, la plupart du temps, les soldats logent encore chez l'habitant.

Cet hébergement est réglementé : les hôtes sont tenus de fournir aux soldats la chandelle, la nourriture, essentiellement composée de pain et de viande. Mais le niveau de vie du soldat dépend surtout des circonstances : à la fin de la guerre de Succession d'Espagne, on a des témoignages de soldats en garnison dans les Alpes qui sont affamés. Le rêve du soldat est d'établir ses quartiers d'hiver dans une ville, où il est sûr que l'approvisionnement sera assuré et le logement correct.

En campagne, les soldats dorment sous la tente ou chez l'habitant. Ils sont parfois accompagnés de leur épouse et de leurs enfants, car il faut attendre le XVIIIe siècle pour que l'armée se masculinise.


L'H. : Pour quoi se bat-on ? Est-ce qu'il y a un sentiment national ?

H. D. : S'il est difficile de parler de sentiment national, les soldats perçoivent certainement qu'il existe quelque chose de l'ordre de la nation et qui ne se confond pas avec le roi. On pourrait même dire que les guerres de Louis XIV ont contribué à rendre la nation consciente d'elle-même. Vauban ou Boisguilbert passent leur temps à décrire ce qu'est la France en tant que territoire, communauté d'individus, ressources... Une institution comme la milice, le sentiment d'être en guerre, enracinent l'idée que c'est la collectivité en guerre qui fait la France. En 1709, Louis XIV se justifie devant ses sujets car il a décidé de ne pas conclure la paix et réclame leur soutien : il manifeste ainsi que le royaume ne se confond pas avec le roi. C'est aussi l'idée avancée en 1697 par Nicolas Rémond des Cours dans Les Véritables Devoirs de l'homme d'épée : un officier doit bien se comporter non parce qu'il appartient au roi, mais parce qu'il appartient à la nation.

L'H. : Les guerres sont-elles plus violentes qu'avant ?

H. D. : L'un des critères pourrait être le nombre de morts des batailles, mais il est difficile à évaluer car on manque de sources. En 1913, Gaston Bodart a néanmoins tenté l'exercice sur une large échelle. Les ordres de grandeur qu'il livre semblent plausibles. Selon lui, les pertes provoquées par l'ennemi dans une bataille (c'est-à-dire sans les morts de maladie), sous Louis XIV, peuvent atteindre 20 à 25 % pour les plus sanglantes (c'est-à-dire entre 10 000 et 20 000 hommes pour des batailles importantes), blessés et morts, vainqueurs et vaincus mélangés. Ce qui les place parmi les plus violentes avec les guerres de Napoléon (30 % de pertes à Borodino, 20-25 % à Eylau). A noter : les pertes minimales lors des batailles sont celles des guerres de la Révolution française, avec moins de 10 % de victimes. Sous Louis XIV, la violence est donc intense, mais les batailles sont rares. Les sièges aussi peuvent être très violents, parce que tout combat est décisif dans la mesure où la perte d'un poste avancé ou d'un bastion peut provoquer la chute de la place.

Louis XIV a d'ailleurs créé en 1676 une compagnie d'élite,

les grenadiers à cheval

, spécialisés dans la guerre de siège. Ils ont pour devise «

La terreur et la mort

» et comme marque identitaire de ne pas faire de quartier. Ils s'illustrent pour la première fois lors du siège de Valenciennes en 1677, lors de la guerre de Hollande, célébré par des gravures où on les voit en train d'égorger des prisonniers. De plus, lorsqu'on prend une ville de vive force (sans qu'elle se soit rendue), on peut passer ses habitants au fil de l'épée. Tout l'art consiste donc à capituler au bon moment, en évitant les conditions humiliantes d'une capitulation trop rapide, car tout le monde risque alors d'être fait prisonnier. Mais un siège reste généralement moins mortel qu'une bataille.

Quant au bilan humain des guerres de Louis XIV, difficile là encore de donner des chiffres sûrs. Jacques Dupâquier estimait à 500 000 les morts de la guerre de la Ligue d'Augsbourg et de la guerre de Succession d'Espagne. Un indicateur intéressant est le renouvellement des armées : pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, on recrute 50 000 soldats par an et pendant la guerre de Succession d'Espagne, 30 000 par an4. Ajouté à l'effectif initial des armées, cela donne plus de 1,3 million d'hommes mobilisés sur les deux guerres. Il faut aussi compter les blessés, en général trois pour un mort. Mais un blessé est souvent un mort en sursis. Quant aux prisonniers capturés, ils sont souvent logés chez les habitants, qui ne sont pas trop enclins à les choyer, ce qui les pousse parfois à s'enrôler dans l'armée du vainqueur. Régulièrement, ont lieu des cartels d'échanges de prisonniers. Les lois de la guerre sont dans ce cas bien respectées. Reste qu'il est très difficile d'évaluer le degré de violence tant il relève d'un sentiment subjectif : tirer au fusil, viser, voir le visage de son ennemi, tel était peut-être le degré ultime de la violence pour les soldats du XVIIIe siècle commençant.
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 0:52

lostinadaydream a écrit:
En effet la forme des premières platines à silex fut ventrues (héritage du rouet) puis plutôt en forme de haricot

Pourquoi en forme de haricot

Une hypothèse de J.B énonce qu'il s'agirait de la forme de la platine à mèche des mousquets du dernier quart du 17 siècle.

Ainsi l'évolution du système de mise à feu à silex aurait dicté la forme de cette platine afin de substituer à moindre frais la platine à mèche des mousquets par une platine à silex.

Wink
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 0:53

Crevette a écrit:
Bonjour,
les fusils militaires pré-règlementaires fabriqués vers 1680/1715 ont deux crans.
Vérifié sur plusieurs platines françaises et suisses de fabrication française.
Voir aussi l'article de Boudriot paru dans un ancien Gazette des armes sur l'évolution de la platine silex.

Maintenant avant 1680 je n'en ai aucune idée car ça concerne principalement des armes de chasse, armes qui ne me passionnent pas du tout.

En tous cas l'armée française ne s'est intéressée aux systèmes de mise à feu "froids" (sans mèche allumée) que très tardivement car les militaires n'avaient aucune confiance là dedans.
Ils avaient déjà connu le rouet depuis les années 1550, système très peu fiable et donc inutile et dangereux pour un soldat.
Cordialement,
CG

Il y a aussi un article intéressant sur l'évolution des platines de H.V dans T.M
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 7:51

Le régiment d'Aunis sous Louis XIV (du temps de la conquête de la Franche Comté), recréé par mon groupe de reconstitution dimanche dernier à Belfort:





Le mousquet à mèche est l'arme règlementaire jusqu'en 1699, la pique est utilisée jusqu'en 1703.
Seuls les 4 grenadiers par compagnie (depuis 1670) ont règlementairement un fusil à silex et qui peut se porter en bandoulière (à la grenadière).

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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 9:49

Bonjour,

Belle équipe !
Ça doit être simple le soir pour rentrer la pique dans la voiture...
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 9:59

4 m de long, sur le toit de la voiture ou dans le fourgon de location Wink
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 10:03

Même à l'époque, ça devait être folklorique s'il fallait faire une petite marche dans les chemins creux sous les bocages...
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Mer 22 Juil 2015 - 10:12

D'autant plus qu'un Tercio comptait des centaines voire des milliers de piquiers.
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Jeu 23 Juil 2015 - 0:40

Crevette a écrit:
Le mousquet à mèche est l'arme règlementaire jusqu'en 1699, la pique est utilisée jusqu'en 1703.
Seuls les 4 grenadiers par compagnie (depuis 1670) ont règlementairement un fusil à silex et qui peut se porter en bandoulière (à la grenadière).

Au 17 siècle sous Louis XIV et jusqu'à l'aube du 18 siècle, le mousquet à mèche reste donc très majoritaire
Le silex s'imposera rapidement en une bonne décennie au début du 18 siècle
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Jeu 23 Juil 2015 - 0:42

Pourrais-tu Crevette, poster une photographie de ton mousquet voire 2 ?
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Jeu 23 Juil 2015 - 0:47

Crevette a écrit:
4 m de long, sur le toit de la voiture ou dans le fourgon de location Wink

Opter pour des piques télescopique (vraiment plus pratique) Very Happy
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Jeu 23 Juil 2015 - 8:24

Lostinadaydream a écrit:
Pourrais-tu Crevette, poster une photographie de ton mousquet voire 2 ?

Je n'ai pas de mousquet car je suis piquier, hélas!
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Jeu 23 Juil 2015 - 23:27

Le fusil est en infime minorité dans les unités d'infanterie en 1670 : quatre par compagnie, la proportion augmenta ensuite relativement rapidement jusqu'à la fin du siècle.
Dès 1671 avait été créé un régiment de fusiliers du roi chargé de l'escorte des convois d'artillerie, mais en 1690, dans les troupes réglées d’infanterie, on comptait 8,4 % de piquiers, 15,5 % de fusiliers et 76,1 % de mousquetaires.
Dans la Maison du Roi, à cette époque, les mousquetaires utilisaient des fusils à l'armée, ils ne se servaient des mousquets que lors des revues.
L'adoption du fusil ne fut pas universelle. Jusqu'en 1697, seuls trois soldats sur cinq en étaient équipés et les troupes de deuxième ligne utilisèrent souvent la platine à mèche jusqu'en 1703.

Cordialement
Philippe
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 1:26

Crevette a écrit:
Lostinadaydream a écrit:
Pourrais-tu Crevette, poster une photographie de ton mousquet voire 2 ?

Je n'ai pas de mousquet car je suis piquier, hélas!

Désolé, je pensais que tu étais à droite, mais finalement tu es derrière la fillette par déduction Wink


Dernière édition par Lostinadaydream le Ven 24 Juil 2015 - 1:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 1:31

Crevette a écrit:




Le mousquet à mèche est l'arme règlementaire jusqu'en 1699, la pique est utilisée jusqu'en 1703.
Seuls les 4 grenadiers par compagnie (depuis 1670) ont règlementairement un fusil à silex et qui peut se porter en bandoulière (à la grenadière).


Ah le lion de Belfort sans sa langue

Qui l'a au bout de sa pique ?

PS: (Hypothèse du suicide de A Bartholdy)
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 1:39

CAVE CANEM a écrit:
Le fusil est en infime minorité dans les unités d'infanterie en 1670 : quatre par compagnie, la proportion augmenta ensuite relativement rapidement jusqu'à la fin du siècle.
Dès 1671 avait été créé un régiment de fusiliers du roi chargé de l'escorte des convois d'artillerie, mais en 1690, dans les troupes réglées d’infanterie, on comptait 8,4 % de piquiers, 15,5 % de fusiliers et 76,1 % de mousquetaires.
Dans la Maison du Roi, à cette époque, les mousquetaires utilisaient des fusils à l'armée, ils ne se servaient des mousquets que lors des revues.
L'adoption du fusil ne fut pas universelle. Jusqu'en 1697, seuls trois soldats sur cinq en étaient équipés et les troupes de deuxième ligne utilisèrent souvent la platine à mèche jusqu'en 1703.

Cordialement
Philippe

Merci Philippe

En effet, une augmentation très rapide entre 1690 et 1697, on passe de 15,5% à 60%. Un rapport 4.

Ah!!! je suis bluffé, je ne pensais pas que la platine à mèche était encore utilisée au début du 18 siècle.

Finalement la platine à mèche aura eu une durée de vie supérieure à la platine à silex

Pour la platine à mèche 300 ans

Pour la platine à silex 200 ans

Crevette a écrit:
Le mousquet à mèche est l'arme règlementaire jusqu'en 1699, la pique est utilisée jusqu'en 1703.
Seuls les 4 grenadiers par compagnie (depuis 1670) ont réglementairement un fusil à silex et qui peut se porter en bandoulière (à la grenadière).

Merci Christian
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 1:58

Lu ceci

A quelle époque le fusil remplace‑t‑il le mousquet ?

Rappelons qu'en 1671, le roi crée le régiment des fusiliers, corps d'élite affecté à la garde de l'artillerie et armé de fusils à silex en remplacement des mousquets; on peut admettre que les mousquetaires, aussi corps d'élite, reçurent l'arme nouvelle dans le même temps. Il est, hélas! pratiquement impossible d'avoir une précision quelconque sur l'armement de la maison militaire, celle-ci ne relevant pas de l'administration de la guerre mais de celle de la maison du roi; les archives de cette dernière n'ont pas été retrouvées.

ici

http://www.lemondededartagnan.fr/SITE/FRA/mousquetaires_chap08.htm

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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 2:11

CAVE CANEM a écrit:
Le fusil est en infime minorité dans les unités d'infanterie en 1670 : quatre par compagnie, la proportion augmenta ensuite relativement rapidement jusqu'à la fin du siècle.
Dès 1671 avait été créé un régiment de fusiliers du roi chargé de l'escorte des convois d'artillerie, mais en 1690, dans les troupes réglées d’infanterie, on comptait 8,4 % de piquiers, 15,5 % de fusiliers et 76,1 % de mousquetaires.
Dans la Maison du Roi, à cette époque, les mousquetaires utilisaient des fusils à l'armée, ils ne se servaient des mousquets que lors des revues.
L'adoption du fusil ne fut pas universelle. Jusqu'en 1697, seuls trois soldats sur cinq en étaient équipés et les troupes de deuxième ligne utilisèrent souvent la platine à mèche jusqu'en 1703.

Cordialement
Philippe


Les mousquetaires en France



Etymologie

Soldat fantassin armé d'un mousquet

Extraits sélectionnés de Wiki

Les débuts du corps

Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France est créé en 1622 lorsque Louis XIII dote de mousquets, arme plus puissante que l'arquebuse, une compagnie de chevau-légers de la Garde, créée par Henri IV.

De 1622 à 1629, les mousquetaires dépendent du capitaine-lieutenant des chevau-légers. Le premier occupant du poste en 1622 est Jean de Bérard de Montalet. En 1634, le roi le fait capitaine-lieutenant de la compagnie des mousquetaires, le titre de capitaine revenant à Louis XIII. Le commandement effectif est assuré par Jean-Armand du Peyrer, comte de Tréville. Ce corps est nommé d'abord

Compagnie de Mousquetons du Roi

, puis des

Mousquetaires du Roi

.

Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans les Gardes. L'accès aux mousquetaires, corps d'élite et de parade, proche du roi, représente une promotion. En quittant ses rangs, on est nommé enseigne ou lieutenant2 dans les Gardes ou officier dans les régiments. En l'absence d'école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme. Les mousquetaires sont d'abord des combattants à cheval, puis indifféremment à pied ou à cheval. Chaque compagnie utilise donc un porte-drapeau à pied et un porte-étendard à cheval. Ils forment la garde habituelle du roi à l'extérieur, la garde à l'intérieur des appartements royaux étant assurée par les gardes du corps et des gardes suisses.

Le règne de Louis XIV

En 1646, Mazarin fait dissoudre la compagnie des mousquetaires du roi, sous prétexte qu'ils sont trop turbulents. Elle réapparaît en 1657 avec un effectif de 150 hommes.

À la mort de Mazarin en 1661, la compagnie des mousquetaires du cardinal passe au service du roi. En 1664, elle est réorganisée sur le modèle de la première compagnie et reçoit le surnom de « mousquetaires gris » dû à la robe de leurs chevaux, alors que la deuxième compagnie créée en 1663 est appelée « mousquetaires noirs », ces derniers ayant des chevaux noirs. La devise des mousquetaires gris est « Quo ruit et lethum » (« Où j'accours la mort aussi ») et celle des noirs « Alterius Jovis altera tela » (« Les autres foudres d'un autre Jupiter»).

Le XVIIIe siècle

La couleur donnée aux compagnies de mousquetaires correspond à celle de la robe de leurs chevaux. La compagnie des mousquetaires noirs est plus recherchée que celle des mousquetaires gris.

En 1775, le corps est dissous par le roi Louis XVI pour des raisons d'économie présentées par le comte de Saint-Germain, secrétaire d'État à la guerre.

Il est reformé en 1789 et dissous à nouveau en 1792.

Le XIXe siècle

Le corps des mousquetaires est reformé une seconde fois le 6 juillet 1814, sous la Restauration et dissous définitivement le 1er janvier 1816

.


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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 2:36

Crevette a écrit:

Seuls les 4 grenadiers par compagnie (depuis 1670) ont réglementairement un fusil à silex et qui peut se porter en bandoulière (à la grenadière).


Combien d'hommes par compagnie ?

Sous Louis XIV

Sur la période 1635-1660, les archives de l'époque montrent que l'effectif théorique des compagnies d'infanterie varie énormément (de 30 à 75 hommes sans compter les officiers) mais qu'en temps de guerre, l'effectif moyen réel varie entre 15 et 45 hommes.

Sous Louis XIV, un bataillon d'infanterie regroupe un effectif théorique compris entre 600 et 800 hommes suivant la période, répartis entre douze et seize compagnies. Soit un effectif théorique par compagnie variant entre 35 et 60 hommes environ.

J'en reviens donc aux chiffres

4 par compagnies soit 4/35 ou 4/60 d'où de 6 à 11%

En effet c'est très faible c'est donc le rapport fusil/mousquet à mèche est de l'ordre de un dixième.

.
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 10:34

L'effectif complet d"une compagnie ordinaire est de 100 hommes, idem pour les compagnies franches de la Marine, si un bataillon a 600 hommes, il a 6 compagnies.

Cordialement
Philippe
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MessageSujet: Re: Platine silex 17 siècle (cran de sûreté et cran d'armement)   Ven 24 Juil 2015 - 11:50

Merci Philippe

Les informations que j'ai apporté sont donc inexactes ?

Alors le calcul est plus simple avec des compagnies composées de 100 hommes, 4% seulement disposent de fusils ce qui réduit le précédent pourcentage d'un rapport 2.

A cette époque la base de calcul était de 12, bien que beaucoup d'unités cohabitaient plus ou moins bien.

Et entre les régions déjà les mesures sont bien différentes, une vraie pagaille !!!!

Pourquoi ce nombre tout en rondeur de 100

Quelles sont vos sources, que je puisse me documenter avec rigueur ?

Merci
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