Pour continuer, voici les miens.
Le Chassepot est la 1° arme française à verrou.
Ce fusil tire des cartouches combustibles en papier. Une troupe démunie de munitions pouvait ainsi en fabriquer aisément.
Cette munition qui plus est à poudre noire lui vaudra de fréquents encrassages.
Dans les batailles de la guerre de 1870 il était fréquent de voir des soldats uriner dans leur canon pour tenter de dissoudre la crasse qui empèchait l'introduction
parfaite des cartouches.
En haut un modèle impérial et en bas un modèle des années 1870/74:

En haut un macaron vierge de toute inscription, en bas un macaron marqué Manufacture d'Armes, donc républicain:

En haut une hausse du 1° type, avant 1871 et en bas celle du 2° type, après 1871:

La culasse ouverte:

Pour ouvrir cette dernière, il faut au préalable l'armer à l'aide du cran.
L'aiguille telle qu'elle sort pour aller percuter l'amorce:

Culasse démontée, aiguille armée:

Idem, mais aiguille sortie:
L'aiguille devait être remplacée fréquemment car elle s'usait ou cassait.

La tête de culasse est démontée, on voit le joint en caoutchouc et la tête elle même qui vient le comprimer pour éviter toute fuite de gaz:

Le joint doit être souple et en parfait état avant toute tentative de tir!
Marquage de Saint Etienne:

Détail de la boucle de bretelle bien spécifique.
Ce genre de bretelle sera encore monté sur le système Gras et parfois Lebel:

Marquage d'une crosse, avec une affectation:

Le nécessaire d'arme, avec lame tournevis, clé démonte culasse, curette et huilier.
Ce même nécessaire continuera d'être utilisé jusqu'au PA 35!

La fiole à tripoli, mélande d'huile et de brique pilée pour polir l'arme (qui n'est pas bronzée), et l'étui contenant des aiguilles de rechange:

Deux marquages de baïonnettes républicaines de Saint Etienne, 1873 et 1874:


C'est une arme de 8° catégorie dont la détention est libre.
Cordialement,
CG