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 La Resistance en grèce

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MessageSujet: La Resistance en grèce    La Resistance en grèce  EmptyLun 28 Mar 2011 - 17:12

Avant d'attaquer le sujet , voici une petite video que j'avais trouvée l'année dernière plutôt sympathique présentant diverses photos des formes de Resistance en Grèce qui malheureusement tourna à la guerre civile à la fin de la guerre :



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Le 28 Octobre 1940 , l'Italie imposa un ultimatum à la Grèce.

La Grèce le refusant , les armées du Duce envahirent leur voisin .Contre toute attente , l'armée grecque opposa à l'envahisseur uné résistance acharnée et une série de succès . Furieux de voir son allié italien fourvoyé dans une conquête hasardeuse , Hitler se vit contraint de porter secours au Duce. Les forces de l'Axe passèrent à l'attaque : Les Allemands par la Macédoine et les Bulgare par la frontière Orientale .


La première année d'occupation fut extrêmement difficile. L'administration nazie confisquait toutes les ressources, provoquant sciemment la disette. Au cour de l'hiver 1942, les populations urbaines connurent une terrible famine et l'on estima à 250 000 le nombre de personnes mortes de faim dans les rues d'Athènes.



Une année entière s'écoula avant qu'un accord ne soit trouvé, sous l'égide de la Croix Rouge, grâce auquel l'importation des produits alimentaires de base put reprendre. Malgré l'épouvantable situation économique du pays, le gouvernement collaborateur eut l'obligation de prêter des sommes astronomiques à l'Allemagne, sans qu'elles ne lui soient jamais remboursées.

La résistance grecque s'était organisée dès les premiers mois de l'occupation. Fondé le 27 septembre 1941, l'EAM (Front national de libération), de gauche, représentait le parti le plus important. Les mouvements de résistance commencèrent à gagner du terrain en 1942, avec la formation de groupes armés, tels que l'Elas, l'Edes ou l'Ekka. En mars 1943, les manifestations et les rassemblements furent suffisamment puissants pour empêcher la concrétisation du projet allemand d'enrôler de force tous les travailleurs grecs et de les envoyer travailler dans les usines allemandes. En dépit de la brutalité des représailles allemandes pour tout acte de résistance, les actions de sabotage et les attaques armées se multipliaient.





La population masculine de la petite ville de Kalavryta et de nombreux villages comme Koméno, Kleisoura et Distomon fut décimée de façon barbare par ce type d'opérations aveugles. Mais cela n'empêcha pas les groupes armés de contrôler, à partir de 1944, une grande partie des montagnes du pays.

L'horreur atteignit son paroxysme avec l'extermination de presque tous les Juifs de Grèce. Il existait à Thessalonique, depuis le début du XVIème siècle, une importante communauté juive séfarade représentant l'un des plus grands centres de la culture juive en Méditerranée. Toute cette population fut expatriée et exterminée par les nazis.



Il en fut de même pour les anciennes communautés de Corfou ou de Jannina, pour ne citer qu'elles. En Thrace et en Macédoine orientale, les Bulgares avaient protégé eux-mêmes leur communauté juive, tout en collaborant étroitement avec les Allemands. Seuls certains Juifs, qui avaient participé à la résistance armée ou qui s'étaient bien intégrés aux populations importantes des villes comme Athènes, furent épargnés.





Quelques communautés (Zante, Katérini et Volos) purent heureusement être évacuées et sauvées grâce à l'église, aux groupes de résistance ou aux fonctionnaires de l'administration locale. D'autres durent également leur salut à leurs voisins chrétiens. Néanmoins, les pertes humaines furent considérables : plus de 58 800 Juifs grecs furent exterminés, soit 82% de la population juive.

La Grèce subit de très lourdes pertes humaines et matérielles. Sur le plan humain, on estime à 687 000 le nombre total de morts. L'infrastructure, quant à elle, fut détruite par les combats, les bombardements, le sabotage et le pillage. Mais le pire était à venir. On savait que les groupes de résistance étaient armés et déjà impliqués dans leur conflit de politique interne. En 1944, les gouvernements royal britannique et grec envisagèrent une confrontation armée avec le front national de libération (EAM), dont l'influence s'étendait à toutes les zones rurales et à la majorité des villes principales, bénéficiant alors du soutien de la plupart des Grecs.

En octobre 1944, Athènes fut libérée. C'est avec enthousiasme que la nation réjouie accueillit les armées grecque et britannique.






Malheureusement, un antagonisme surgit bientôt entre les résistants de l'EAM, qui couvraient la majorité des villes et des campagnes, et le gouvernement royal, soutenu par les britanniques.



Ainsi, le 3 décembre 1944, à la suite de l'échec des tentatives pour trouver un compromis, un conflit armé éclata à Athènes. En février 1945, après un mois de lutte forcenée dans les rues, l'EAM et le gouvernement grec se réunirent à Varkisa pour parvenir à un accord, entériné par le gouvernement britannique. Les termes de l'accord prévoyaient, notamment, le désarmement des groupes de résistance, la "démocratisation" des forces armées, de la police et de l'administration grecques et enfin, l'organisation transparente d'un référendum impartial par le monarque.

Aucun des articles de l'accord ne se concrétisa totalement, mis à part le désarmement partiel et la démobilisation de la plupart des groupes de résistance de gauche. Les anciens libéraux vénizélistes, eux, étaient utilisés à leurs dépens par le roi.




En dehors des villes, les royalistes exacerbaient les passions politiques avec leur terrorisme blanc.

L'aile gauche de l'opposition fut peu à peu amenée à la guerre civile. Le parti communiste, dirigé par son ancien leader, Zachariadis (de retour de Dachau), assuma son rôle de principale force d'opposition, mais se révéla incapable de maintenir une politique stable.




L'erreur fondamentale de Zachariadis fut d'appeler à l'abstention pour les élections de mars 1946.


C'est ainsi que les communistes se coupèrent de la scène politique. Néanmoins, premièrement, la provocation permanente et les humiliations subies par les anciens résistants, deuxièmement le rétablissement d'une administration et d'une armée autoritaires et troisièmement, la prédominance marquée de forces politiques royalistes et d'extrême-droite dans le camp anticommuniste menèrent inéluctablement l'aile gauche de l'opposition à la guerre civile, qui éclata en octobre 1946.


Quelques photos et une video présentant des résistants grecs :

La Resistance en grèce  HU011675

La Resistance en grèce  Greece-resistance-fighters-1
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MessageSujet: Re: La Resistance en grèce    La Resistance en grèce  EmptyMar 29 Mar 2011 - 7:52

Salut Mahfoud,
Lors des manifestations pour le débarquement en Provence,je eu plusieurs discussions
avec les anciennes paras anglaises,qui après la Provence furent déployés en Grèce.
Tous me assurent que la Provence contre la guerre civil en Grèce,fut une balade de
sante.

bmc
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