*Dénomination officielle: Casque nouveau modèle 26
*Nationalité: Française
*Période d'utilisation: de 1926 à la fin des années 60 (selon l’affectation, gendarmerie et pompiers).
*Historique & caractéristiques: A ce jour j'ai croisé trois tailles de coques, B, C et D et sept tailles des coiffes allant du 55 au 61.

Pour les couleurs, j''entends par là les teintes appliquées en usine ou proprement faites au pistolet suite à un reconditionnement, sinon, le panel serait trop vaste. Voici donc les principales couleurs que j'ai pu recenser:
-Khaki, typique de la campagne de France.
-Vert, souvent décrite comme la couleur d'un reconditionnement postérieur à la bataille de France, certains présentent néanmoins le marquage du fabricant ainsi qu'un cimier en duralumin dont la production s'arrête dès la guerre. La question reste ouverte !
-Marron, rencontrée en majorité sur les casques de la défense passive ayant subi un reconditionnement de la couleur suite à un décret de l'occupant.

Le cimier se décline sous deux formes: en duralumin avant la guerre, en acier pendant et après. Pour les reconnaitre c'est tout simple, le duralumin a une couleur argentée et ne rouille pas, l'acier est plus terne et à tendance à s'oxyder. De plus le poids du casque est sensiblement différent:

Les rivets du cimiers varient selon le fabricant et l'époque. J'ai donc remarqué qu'il y en avait des plats et des bombés. Pour ce qui est de leur forme interne on les trouve en attache parisienne, tubulaire et tubulaire creux.
Pour ce qui est des types de coiffes, j'en ai quatre à coup sûr authentiques, j'en connais d'autres mais je ne les ai pas eu en main, nous en ferons abstraction ici:
(De droite à gauche et de haut en bas)
-Type WWII pour l'armée, en cuir teint en noir. Les premières fabrications sont dans un cuir très épais, au fil du temps cela se réduira.
-Type WWII pour la défense passive, en toile cirée noire.
-Type d'après-guerre pour l'armée, dans un cuir fauve extrêmement clair et fin. Ce type de coiffe se rencontre aussi chez le casque de pompiers modèle 33.
-Type d'après-guerre pour l'armée, dans un cuir fauve assez foncé et bien épais. Très souvent elles sont marquées du fabricant "FABRE LaCANOURGUE"

On doit trouver sur les modèle de guerre, huit attaches dont la forme peut varier selon la fabrication. Pour les coiffes utilisées par la défense passive, on peut remarquer que le nombre d'attaches est divisé par deux, pénurie oblige !
Il est possible de rencontrer des coiffes avec un marquage Anglais. Ce sont des coiffes avec une couleur fauve qui sont fabriquées pour les FFL, à l'instar d'autres matériels (brelages...):

Passons maintenant aux différents types de jugulaires:
Pour les versions précoces, le cuir est brun et très épais.

Les versions de guerre ou plus tardives sont dans un cuir marron tirant vers le rouge avec une épaisseur moindre.

Pour la défense passive, on trouve une jugulaire cousue en toile cirée noire mais aussi une version en toile solide de couleur jaune.

Les versions militaires d'après-guerre présentent une couleur fauve tirant vers le jaune et sont peu épaisses. Ce sont souvent ces modèles qui sont copiés.
La jugulaire du casque de pompier modèle 33 est cuir fauve clair, relativement épais mais se distinguant par deux liserés sur toute la longueur de la jugulaire (voir ci-dessous). J'en parle car on en retrouve très souvent sur des casques militaires. Je ne dis pas que cela n'a pas existé, on devait faire feu de tout bois en ces-temps, tout comme les bidouilleurs font de nos jours ^^ Alors méfiance !

Il est aussi indispensable de bien reconnaître chaque types de rivets de fixation de la jugulaire, ils vous permettront selon le cas de déterminer l'année approximative de fabrication du casque.
Voici donc la liste:
Type I: Rivet inamovible creux ou plein, en laiton. Il perdurera jusqu'en 1927.
Type II: Rivet tubulaire amovible en laiton, la jugulaire est fendue en circonstance. Il apparait après sa mention dans le bulletin officiel du 5 janvier 1927.
Type III: Vis et écrou en laiton. Il est mentionné pour la première fois dans le bulletin officiel du 18 novembre 1936.
Type DP: rivet inamovible en laiton.

Il existe des versions postérieures à 1940 du type I et II, qui sont en duralumin, mais je ne sais pas précisément à partir de quand elles sont apparues.
Place maintenant aux attributs.Je ne m'attarderais pas sur les différents déclinaisons spécifiques à chaque corps d'armée (infanterie, génie, artillerie....), simplement parce que certains sites ont déjà fait le tour et parce que je n'ai pas envie d'aller pêcher des images sur le net ^^. Ici je souhaite juste différencier les attributs mod.15 (le premier ci-dessous) et les attributs mod.37 (le second), c'est le B.A BA:

Il ne pas oublier aussi que les attributs ont été fabriqués par plusieurs usines, il se peut donc que la forme varie d'un fournisseur à un autre. De plus certains ont été récupérés sur les anciens casque mod.15 puis ont été repeints en khaki. On peut donc voir sur certains de ces attributs, la couleur bleu horizon transparaître:
*Marquages: En ce qui concerne le fabricant, on peut trouver comme marquage: JAPY, MA.M.OU. MARSEILLE, FRANCK, CARPENTIER, LU.M. , INDUSTRIE MARSEILLAISE, J. DUNOIS & FILS VINCENNES, DUCELLIER et THIBAULT. Le marquage le plus courant que j'ai constaté est JAPY:


Les tailles de coiffes sont assez nombreuses mais voici un aperçu de leur marquage: le dit tampon se trouve soit sur l'avers d'une patte de coiffe, soit au revers de celle-ci ou même entre la coiffe et le rembourrage en feutre. la forme et la couleur varient en fonction de l'époque et du fabricant mais le plus souvent le marquage est blanc et encadré:

Le marquage des coiffes de pompiers (mod.33) est en rouge comme ci-dessous et exceptionnellement on peut trouver un marquage de taille de coiffe sur la bombe destinée à l'accueillir:

Pour ce qui est des autres marquages, on peut trouver les tampons d'expertise et de réception. Pour la période WWII, on ne trouve à ma connaissance que le tampon de la commission d'expertise (région militaire, date et initiale de l'expert), après-guerre on le retrouve encore mais il est combiné très souvent avec un tampon de réception "ARMÉE" typique voire carrément absent:

Il est aussi possible de trouver un marquage de date sur des casques de la DP, qui correspond à un tampon de réception mais apposé par la préfecture apparemment. Pour confirmer ces dires, on trouve aussi ce genre de marquage sur les masque anti-gaz de la DP:
*Cotation: C’est assez problématique car trop de modèles d’époques différentes circulent, les casques homogènes sont rares. En dépit de tout cela, je ne me mouillerais pas pour ce genre d’objet mais il est clair que l’on peut en trouver à tous les prix !!! Il faut aussi arrêter de mettre de l'argent dans les côtés bien attaquées par la rouille (je ne par le pas d'une coque "à fleur de rouille que l'on peut ressusciter avec un bon matos), j'en vois partir à des prix exorbitants.
*Risque de rencontrer des copies: Il est élevé surtout au niveau de l’attribut. Plus celui-ci est rare est plus il est copié donc attention. Pour la jugulaire et la coiffe le risque est moindre, il faut juste avoir l'objet en mains ou avoir des photos nettes et nombreuses. Mais soyons surtout très prudent ^^
*compléments: -Marquage d’un casque Adrian montrant une fabrication tardive de 1944, ça existe donc !!!:

-Accessoires que l'on peut rencontrer avec ce type de casque:
Serre-tête faisant guise de cache-oreilles, pour les troupes alpines

Couvre-casque de couleur beige ou blanc (troupes de montagne)

Lunettes mod.35 pour les troupes motorisées

-Lien vers des exemplaires variés de ce casque:
http://www.passionmilitaria.com/t25018-casque-adrian-mod26 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------