Le 23 avril 1941, la Sureté Générale, devient la Police Nationale.
Les services de police des villes de plus de dix mille habitants sont étatises et échappent au
contrôle des maires.A cette nationalisation correspond une décentralisation.
Le cadre régionale joue une grande rôle avec la création des "Intendants de police" mise en
place auprès des préfets de région.
Tous les services sont désormais réunis et reparties entre trois grands catégories :
- La police Judiciaire (affaires de droit commun),
-La Sécurité Publique (maintien de l'ordre)
-Les Renseignements Généraux (rechercher et surveiller des individus pouvant constituer un
trouble ou menace pour l'ordre sociale,pour la nation ou pour le régime,rechercher des mesures
de répression si les mesures préventives de avèrent inopérantes)
Les Renseignements Généraux sont divises en six sections :
1°Section = Informations générales,centralisation des renseignements et documents fournis par
les préfets,Réseau des informateurs dans presse,radio et cinéma
2°Section = informations politiques,
3°Section = Enquêtes administratives
4°Section = Mouvement social,propagande antisémite,état esprit de la population,
5°Section = Étrangers
6°Section = affaires financières
Sur tout le territoire, les forces de police se repartissent :
-Police Régionale (dépendant des préfets régionaux),
-Police de District (dépendant des préfets de département)
L'ensemble dépasse 20.000 hommes, dont : 3 inspecteurs généraux,10 contrôleurs,60 commissaires
divisionnaires,300 commissaires principaux,1.222 commissaires,270 inspecteur principaux,
1.480 inspecteur et 200 agents spéciaux.
La préfecture de police de Paris conserve son autorité.
Les Groupements de Protection (GP) du colonel Groussard,dissout au début 1941,sur ordre de la
Gestapo,trouvent des successeurs avec les Groupes Mobiles de Réserve (GMR),qui se transforment
après la libération en C.R.S.
Ils sont 16.000 GMR,formes en groupes d'un peu plus de 200 hommes chacun.Il existe ainsi
3GMR a Lyon,2 a Toulouse,1 a Toulon etc.
Pendant toute l'occupation la police française s'est trouve prise entre la résistance et la Gestapo:
1.048 policiers déportes(dont 300 mort),
373 fusilles
35 tortures a mort
779 emprisonnes par les allemands
2.647 sanctionne par Vichy
Sur les 120.000 fonctionnaires et agents de service publique épures,après la libération, on compte
7.000 policiers,dont beaucoup subirent de longues peines de prison.
bmc
Je prépare un deuxième volet qui traite la milice.