L'histoire de la Mills à commencé par le premier concept breveté par l'armée belge en 1914 (La "Grenade Roland"),qui fut cédé aux Britanniques par le gouvernement belge à titre de coopération à l'effort de guerre allié, puis développée et améliorée par l'ingénieur militaire britannique
William Mills.
La version n ° 36 Mk.I a été introduite à la fin de la Première Guerre mondiale (été 1918) et est restée la grenade à fragmentation standard britannique jusqu'en 1972.
Elle fut prévue comme grenade mixte, pouvant être lancée à la main ou à partir d'un fusil. Pour permettre le tir au fusil, le corps de la grenade avait été légèrement élargi, pour que la grenade reste stable dans le tromblon de lancement.
Dans sa version « grenade à fusil », on n'utilisait plus de baguette, mais un disque qui était vissé dans le trou central de la vis de fond.
Une autre modification visible est l'allongement des "oreilles" de maintien de la cuillère et l'orifice de remplissage fut agrandi et décalé vers le bas.

N° 5 - N° 23 - N° 36
Le fonctionnellement du mécanisme de la Mills est identique pour la n ° 5, n ° 23 ou n ° 36. Le tube central fermé par la vis de fond ou
base plugs détient le mécanisme de mise a feu composé du percuteur,d'un ressort hélicoïdal, de l'amorce reliée au détonateur (cylindre de cuivre rempli de fulminate de mercure) par un Cordeau Bickford dont le temps de combustion était de 5 secondes pour l'usage « grenade à main », ou de 7 secondes pour l'usage « grenade à fusil », on pouvait les différencier grâce à leurs couleurs.
Le principe de fonctionnement de la grenade Mills est le suivant:on dispose d'un corps quadrillé en fonte moulé, usiné et fileté. À l'intérieur du corps, par le dessous, on visse le tube central formé de deux tubes en métal parallèles ,en acier chromé dans les premières versions, puis en alliage de Zinc sur les suivantes.
Le plus large des deux contient le mécanisme de percussion, dont le percuteur qui est retenu en place par la cuillère placée à l'extérieur, elle-même maintenue par une goupille de sécurité.
Quand la goupille est enlevée, la grenade n'est pas encore amorcée : l'utilisateur la maintient fermement dans sa main, gardant la cuillère en place.
Quand il lance la grenade, la cuillère est éjectée par le percuteur qui descend avec force dans son tube sous la pression du ressort à boudin. Une fois l'amorce frappée par le percuteur, elle allume le retardateur (cordeau Bickford). Lorsque celui-ci finit de se consumer, il fait exploser le détonateur placé dans le tube parallèle, qui fait exploser la grenade.
En cliquant sur ce lien vous aurez un apperçu de son fonctionnement et des différentes pièces qui la composent:

http://www.inert-ord.net/brit/mills/grenade-delay.swf
Le type d'explosif employé pouvait être déterminé par l'emploi d'un code couleur:
- rouge : alumatol, abelite, cilferite
- rouge + vert : amatol
- rouge + rose : ammonal, bellite
sources: Wikipédia, inert-ord.net, millsgrenades.co.ukPour finir voici quelques photos de la Mills arrivée aujourd'hui:



marquages W & Co pour le fabricant (W.M Ayrton & Co.)

marquages N° 36 MkI pour le modèle, 9.17. pour la date de fabrication (septembre 1917),
M.M.Ltd. pour la fabricant (Mills Munitions)
grenade qui est bien sur inerte!