Bonjour,
déjà posté dans PM2, c'est pas mili, mais j'aime bien faire ça:
voici d'abord une belle dague de chasse qui m'a été confiée pour restauration. (embout de fourreau, gravure de quillon et redressage de la lame)
Si j'en crois la décoration et le fourreau, cette dague date de la fin XVIII° début XIX° et a été faite à Solingen.


Un demi-quillon a été refait, il manque le filet décoratif.

La gravure est un peu effacée, mais on voit encore un heaume et deux canons.

Assez belle gravure de cervidés.

Un visage qui regarde une étoile?



L'embout du fourreau a perdu sa tôle de fermeture.

Le filet du quillon est refait, la poignée est en corne de cervidé.

Tout comme l'embout du fourreau, reste l'ébavurage à faire.
Maintenant voici les étapes de la fabrication d'un couteau de chasse à partir d'un bois de cerf trouvé dans une forêt et d'une lame damas.
Matériel de départ:


But de la manoeuvre: faire un couteau genre "chasse" avec la lame et la partie basse du bois.
Condition: on doit voir le dos ouvragé de l'ébauche de poignée.
En plus: faire un étui cuir.
couper à la longueur désirée et supprimer les andouillers inutiles:

araser les naissances d'andouillers à la meule:

Creuser le canal où viendra s'encastrer la soie à l'aide d'uns meuleuse:

terminer à la perçeuse:

faire au foret les irrégularités du bois d'un côté (face inférieure du bois):

faire à la meule les rainures du bois de l'autre côté (face supérieure):

l'encastrement est presque terminé:

finir au papier de verre les meulages faits auparavant:

polir aux disques et à la pâte l'ensemble du manche afin d'obtenir des surfaces brillantes:

terminer l'encastrement à la lime carrée:

combler les vides et sceller la soie à l'aide d'araldite bi-composants:

terminer avec un mélande d'araldite et de poussière de corne:

après arasage du surplus de colle, percer un trou pour goupiller le manche sur la soie:

y insérer à frottement doux une goupille de laiton:

quand tout est absolument sec, finir le polissage et la présentation des rainures faites à l'extrémité du manche qui avait été mise en forme.
Les travaux les plus salissants sont effectués, on a beau mettre une gaine d'aspiration des poussières, il y en a toujours qui y échappent!
De plus ça sent vite l'os brûlé.
Il ne reste plus qu'à faire un fourreau en cuir.
Choisir un beau morceau de cuir marron:

tracer et découper la forme du fourreau:

c'est fait:

percer les trous qui serviront à passer le lacet d'assemblage:

lacer:

faire les finitions, fentes de passage du ceinturon, lacet de fixation du manche puis passer un coup de cire pour un bel aspect et une bonne odeur:

et voilà le travail:


Travail effectué selon les désirs d'un copain (ou plutôt de sa femme).
Temps passé: deux bonnes heures, mais en faisant autre chose de temps à autre.
Résultat: un heureux (et sa femme), deux heures d'artisanat bien plaisant à faire, et un offrement à venir en récompense.
Cordialement,
CG