Au début du conflit, et au moment où les hommes ont commencé à s'enterrer dans les tranchées, un constat s'impose de lui-même, le combattant français n'est pas équipé pour se battre dans un espace réduit...
En effet, contrairement aux allemands, dotés de couteaux de chasse et de poignards hétéroclites, le poilu se rend vite compte que la baionnette Lebel est bien trop grande, et constitue à terme un handicap pour les action coup de poing...
Un homme va y remedier, le Lieutenant-Colonel Coutrot, qui se rend compte que beaucoup de baionnettes tronquées ou abimées peuvent être réutilisées pour faire des poignard.. Pour cela, il fait une sorte "d'appel d'offre", et trouve 2 usines prêtes à fabriquer ces couteaux de combat, l'usine Chevron et Voigt et l'usine Georges Pagé, situées à Thiers, une autre usine Jouteau Richard s'occupant des gaines en cuir...
Voici une petite photo de famille :

Dans l'ordre, de gauche à droite, un n 1, un n 1 bis, un n 2 et le petit dernier, rentré il y a peu ( merçi GCG !! ), le n 6..
Le n 1... Sur la base de la baio Lebel, l'exemplaire que je vous montre est fait certainement avec un manche d'outil... Fabriqué à un peu moins de 31000 exemplaires..

Le n 1 bis est lui fait avec la partie médiane de la baio Lebel, et a été fabriqué à quelques 22000e... Pas prévu au début, dans un souçi d'économie, et démontre la possibilité de fabriquer 3 sortes de couteaux avec une seule et même baionnette...

Le n 2 est fait quant à lui avec la pointe de cette même baio, décidemment très économique, et a été fabriqué à quelques 17000e...

Pour terminer, voici un modèle plus courant, fabriqué à 100000e, le n 6...

J'ai commencé à m'interesser à ces poignards il y a un peu moins d'un an... Trouvés un peu sur le net, un peu en broc ( belle affaire d'ailleurs ) et surtout grâce aux copains, si vous souhaitez vous lancer, procurez vous le super recueil "Les couteaux de nos soldats"..
Merçi à Fabnatcyr et aux autres pour les conseils !!
