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 Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM

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poddichini
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poddichini

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MessageSujet: Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM   Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM EmptyDim 22 Mar 2020 - 9:35

Bonjour à toutes et tous,

Ce sont deux belles rentrées que j'ai effectué il y a peu. Ces calots sont vraiment peu courants. En quelques années de collection, ce sont seulement les deuxième et troisième que je vois. Ce sont donc deux calots de promotion en lien avec l’École coloniale/Ecole nationale de la France d'Outre-mer (depuis 1934). Ils étaient en effet portés par les élèves se préparant au concours d'entrée à Colo, dans les classes préparatoires ouvertes depuis 1927 (date de la réforme pédagogique au sein de l'école) dans de grands lycées parisiens ou de province. Parmi eux le lycée Henri IV. Et c'est de ce lycée qu'il est question avec ces deux calots, reconnaissables par les lettres en métal (H IV).

Précisons cette préparation.

De 1896, année où l'école s'installe dans ces nouveaux locaux de l'avenue de l'observatoire à Paris, à 1927, une division préparatoire existait pour les candidats à l'entrée à Colo. Cette division à l'avantage d'être incluse au sein de l'école, donc de permettre aux futurs élèves de se familiariser avec leur futur environnement scolaire. Ce sont des jeunes gens qui peuvent être admis dans cette division préparatoire, âgés entre 17 et 22 ans. Chaque jeune choisi d'être élève de cette division préparatoire ou auditeur libre de cette division préparatoire (quelle différence ? Celle de ne pas avoir à payer les frais d'exercices militaires pour les auditeurs libres, alors obligatoires pour les élèves). Les élèves, d'abord nombreux, devinrent  minoritaires dans les années 1920. Les cours  étaient calqués sur le programme du concours d'admission à l'école coloniale, ce qui permet une réussite plus grande à ce concours. On étudie l'histoire de la colonisation française, la géographie physique, notamment celle des colonies, la topographie, mais aussi l'économie politique. Cette division eut les résultats escomptés, car, dans les années 1900 la presque quasi totalité des élèves admis à l'école sont issus de la division préparatoire. Entre 1896 et 1926, plus de 2200 jeunes gens de la division préparatoire ont été admis à l'école coloniale. En 1927 s'opère alors une réforme importante qui va associer les lycées à l'école pour la préparation des futurs élèves de l'école. C'est le décret du 15 avril 1927 qui consacre cela (paru au Journal officiel du 7 mai 1927) : le rapport du ministre des colonies Léon Perrier, précédant ce décret, précise : « Il m'apparaît notamment, en ce qui regarde le concours d'admission, que le recrutement de l'école est trop limité et que la culture générale occupe dans les épreuves de ce concours une place insuffisante ; d'autre part, l'enseignement à l'école coloniale demeure un peu trop éloigné des réalités coloniales, trop exclusivement juridique et administratif, trop peu soucieux d'initier nos futurs administrateurs aux problèmes multiples, complexes et changeant de la vie indigène. C'est cette double constatation qui m'a fait désirer une double réforme : la réforme du concours d'admission à l'école coloniale, la réforme du plan d'étude. Il était pratiquement impossible jusqu'ici d'entrer à l'école coloniale sans passer au moins deux années dans une division préparatoire annexée à ladite école, et il est aisé de voir que cette obligation détournait de l'administration coloniale un grand nombre de jeunes gens trop peu fortunés pour venir mener à Paris la vie d'étudiant libre : j'ai voulu qu'on pût en province se préparer à l'école coloniale et je prévois du même coup que la création de centres de préparation dans les grands lycées de France constituera un instrument solide et permanent de propagande coloniale. Mais cette préparation en ordre dispersé n'était possible que si l'on éliminait du concours des épreuves par trop spéciales, qui exigent un ensemble de professeurs formés, de longue main à l'enseignement colonial ; j'ai en conséquence communiqué aux épreuves du concours d'admission un caractère aussi général que possible et j'ai, par la même, essayé de fonder le recrutement de nos futurs coloniaux sur l'ouverture d'esprit et la vraie culture plutôt que sur les efforts de mémoire et de hâtives spécialisations ».
Ainsi sont mises sur pied dès 1927 ces classes préparatoires à Paris et dans plusieurs villes de province. La séance du conseil de perfectionnement de l'école coloniale du 22 janvier 1927 avait également amené à la nécessité de l'ouverture de ces classes préparatoires : « Cet effort recevra sa consécration le jour seulement où des cours spéciaux seront créés dans les Lycées et où, par là, on saura en France qu'il y a des colonies puisqu'il y a une École coloniale pour laquelle on demande des candidats ».  C'est à partir de 1929 que des élèves issus de classes préparatoires peuvent se présenter au concours d'entrée à Colo. Colo devient aussi le surnom de ces classes préparatoires que l'on retrouve à Paris (Chaptal, Louis-Le-Grand et donc Henri IV) et ailleurs (Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Alger, Grenoble, Strasbourg, Nancy, Nîmes, Rennes, Marseille, et une institution privée : l’École Ste-Geneviève de Versailles). Près des 2/3 des élèves ont fait leur préparation dans un des trois lycées parisiens et assez peu ont changé d'établissement au cours de leur préparation Parmi ceux qui ont changé, on a notamment des exemples de jeunes ayant quitté la prépa provinciale pour une prépa parisienne.
En plus des cours, les élèves devaient obtenir le certificat de 1ère année en droit, cela afin d'être admis pour les épreuves orales. Les élèves entraient dans ces préparations après obtention du baccalauréat. Cette préparation se déroulait sur deux ans globalement.
De nombreux élèves de l'école coloniale ont montré l'importance de cette préparation avant l'intégration à l'école. En effet, ils expriment notamment le fait que ce sont des prépas qui forgeaient l'esprit de l'école. Ainsi un élève de l'école de la promotion 1948, s'exprime à ce sujet : « Pour moi, c'est en prépa, plus qu'à Colo, que s'est formé l'esprit d’École ». Il est intéressant d'évoquer l'organisation de ces classes préparatoires : dans les lycées qui fournissent le plus d'élèves au concours d'entrée, on avait deux Colos : « Colo I » et « Colo II ». Les enseignants peuvent plus efficacement diviser leur enseignement d'un programme assez dense. Les épreuves d'admissibilité comportent quatre épreuves d'admissibilité et des épreuves orales d'admission. Le travail au sein des prépas était dense si on voulait intégrer l'école. Le travail était si difficile, long, que de nombreux élèves ont préparé leur entrée à l'école coloniale/ENFOM en plus de deux ans ou trois ans, parfois cinq années.
Henri IV faisait partie des prépas qui comptaient le plus grands nombre d'étudiants, avec les deux autres lycées parisiens : Chaptal et Louis-le-Grand. Bordeaux était aussi dans la liste des établissements comptant le plus d'étudiants. Mais, Henri IV ne semblait pas être l'établissement qui était le plus en vue. Louis-le-Grand semble être le lycée qui obtenait les meilleurs des résultats.
Les élèves de la prépa à Henri IV ont pu bénéficier des cours de professeurs aux noms connus, à l'image de Georges Pompidou, Émile Tersen et Raoul Audibert.
Le calot était porté par les élèves de la préparation au lycée Henri IV. Il était visiblement remarqué. Une description nous en est donné par un ancien élève de Colo (promotion 1947) : « les élèves portaient des calots couleur kaki ornés d'inscriptions célébrant les grands coloniaux et les territoires lointains ». On peut alors souligner l'esprit « Colo » qui animait les élèves ayant fait le choix de se préparer à l'entrée à l'école coloniale, puis, ensuite cet esprit qui animait leur entrée à l'école, « un choix qui n'était pas commun et qui nous rapprochait » selon le témoignage d'un élève de la promotion 1948 cité dans l'ouvrage de Jean Clauzel (voir sources). On peut relever la volonté, dans les prépas, de se démarquer des autres élèves des lycées. A Henri IV particulièrement, qui nous intéresse ici directement. Un autre élève de la promotion 1948, cité ici dans la thèse de Timothy Collier, mentionne l'ambiance au réfectoire mis par les élèves de Colo, avec cette question « Qu'est-ce qu'un agro, un khâgneux, un colo ? » ; réponse à propos des deux premiers : « C'est de la m... », alors que le troisième est « un type énorme ». Cette esprit de corps, de solidarité est important dans les moments de joie ; il est aussi important dans les moments de doute, ou de fragilité. Ainsi, les prépas furent-elles solidaires au moment où l'on a appris la réduction du nombre de places pour le concours de 1947 : de 95 places à 35 places par l'arrêté du 15 avril 1947 : un vent de protestation se leva dans toutes les prépas pour demander la hausse de ce nombre de places. Les mouvements divers, comme les courriers officiels, grèves, portèrent malheureusement que peu leurs fruits, le chiffre ayant été relevé de 10 places seulement. Enfin, l'esprit « Colo », c'est aussi l'esprit même de la prépa, avec ses codes, ses traditions, sa hiérarchie. C'est un bureau qui dirige la préparation, avec plusieurs personnages à sa direction et son fonctionnement :
- le « Sultan » ou le « Z », qui est le responsable de la classe, et le responsable du maintien des traditions scolaires et de l'ordre ;
- le(s) « pacha(s) » ou « VZ », qui assiste(nt) le « sultan » ou « Z » dans sa mission ;
- un « Caïman » ou « caissier » a en charge la tenue des cotisations des cartes de préparation ;
- le « grand eunuque » ou préfet des mœurs ;
- d'autres personnages comme les « CDO » ou « chef d'orchestre », le « grand vizir » ou encore le « satyre officiel ».
Des noms qui évoquent déjà les terres lointaines.

Intéressons-nous aux calots en eux-mêmes. Le premier à une forme assez intéressante, dans l'esprit du bonnet de police modèle 1918 de l'armée, mais différent tout de même. Il comporte donc les mentions Colo Dupleix et Promotion Auguste Pavie, avec un croissant en métal d'un côté, les lettres relatives au lycée Henri IV, un insigne lié à la Justice (peut-être le lien avec les carrières de la magistrature coloniale) et un dromadaire de l'autre côté.
Le second calot a une forme tout à fait différente, plus proche des modèles fantaisie des années 1940-1950 de l'armée (voire du modèle 1957). On retrouve les référence à la promotion Pavie et Colo Dupleix, la référence au lycée Henri IV, et les insignes de la Justice, le dromadaire (là aussi, on a des témoignages expliquant que les calots de promotion portaient des insignes évoquant des territoires lointains), et un insigne aux croissant et étoile. Relevons enfin la présence de ces deux soutaches à l'avant de chacun des deux calots : peut-être est-ce une évocation de l'appartenance à « Colo II » évoquée plus haut.
Enfin, sur la promotion Auguste Pavie, très très peu d'éléments. Je suis en contact avec les ANOM pour tenter de trouver la date exacte de cette promotion, mais après recoupement des idées, il semble que nous soyons autour de l'année 1957, donc une des dernières promotions de l'Ecole nationale de la France d'Outre-mer.


Sources :
- CLAUZEL Jean : La France d'Outre-mer (1930-1960) Témoignages d'administrateurs et de magistrats ; Karthala ; Paris ; 2003.
- COLLIER Timothy : L’École coloniale : la formation des cadres de la France d'Outre-mer, 1889-1959 ; thèse de doctorat en Histoire du droit , soutenue le 10 décembre 2018 à l'université Aix-Marseille (Eric Gojosso étant le président du jury de la soutenance).
- Rapport du ministre des colonies Léon Perrier au président de la République suivi du décret du 15 avril 1927 relatif au concours d'admission et à l'organisation de l'enseignement à l’École coloniale ; Journal officiel du samedi 7 mai 1927, p. 4901.

Cordialement.

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AUBRAC
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MessageSujet: Re: Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM   Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM EmptyMar 24 Mar 2020 - 9:09

Bonjour Thomas

Deux bien belles pièces ces calots de promo. Pas de doute sur leur rareté (jamais vus pour ma part). Une couleur de fond particulièrement sympathique qui gomme le côté artificiel de ceux qu'on rencontre généralement, à fond noir.

Comme toujours, le plus intéressant se situe dans le texte explicatif particulièrement complet.
A ce sujet, on ne peut qu'apprécier la pertinence de  point de vue du ministre Léon Perrier qui souligne la nécessité d'instruire les futurs cadres colo, aux réalités du terrain et ne pas s'en tenir qu'à une formation purement théorique.

Merci pour ce post très intéressant.

Amicalement
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poddichini
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MessageSujet: Re: Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM   Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM EmptyMar 24 Mar 2020 - 9:33

Bonjour AUBRAC,

Je vous remercie pour votre message.
En effet, l'enseignement au sein de l'école a fait l'objet de multiples réformes depuis sa création à la fin des années 1880, afin de coller davantage aux réalités des situations sur le terrain, dans l'Empire, jusqu'à l'instauration d'un stage. En effet, le directeur de l'ENFOM, Robert Delavignette (directeur de 1937 à 1946) a encouragé les voyages d'études. Le stage de pratique est institué par ce directeur, stage qui devient un passage quasi obligatoire dans les années 1950. Ce stage durait huit mois (ce qui correspondait à la première année des trois passées à l'ENFOM). Chaque élève devait rendre un mémoire à l'issue de la deuxième année. Gaston Deferre, qui donne des cours à Colo, s'adresse de la manière suivante aux élèves avant leur départ : « Votre tâche y sera légère mais passionnante ; sous la tutelle de vos anciens, vous circulerez en brousse, sans autre mission que celle de voir, d'interroger, écouter ; et aussi celle de noter et réfléchir, puisque vous devez préparer ce ''mémoire de stage'', qui sera votre chef d’œuvre d’École que beaucoup d'entre-nous, je l'espère, transformeront un jour en thèse de doctorat de lettres ou de droit » (1er mars 1956).

Amicalement
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MessageSujet: Re: Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM   Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM EmptyJeu 26 Mar 2020 - 18:46

Bonsoir,

vos sujets sont toujours aussi passionnants et permettent de découvrir des aspects souvent ignorés de notre histoire coloniale

Cordialement
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poddichini
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MessageSujet: Re: Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM   Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM EmptyJeu 26 Mar 2020 - 18:51

Bonjour,

je vous remercie pour votre sympathique message.

Cordialement.
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poddichini
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MessageSujet: Re: Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM   Calots de prépa pour l'entrée à l'ENFOM EmptyMar 31 Mar 2020 - 7:49

Bonjour,

L'intérieur des deux calots est assez simple, avec une petite bande de sudation. Certains de ces calots sont d'une fabrication encore plus simple, sans bande de sudation.

Cordialement.

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