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 Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne

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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyVen 24 Aoû 2018 - 11:52

Bonjour à tous,

La Gaubretière ou le panthéon de la Vendée militaire.

Le 27 février 1794, la colonne infernale du général Huché massacre plus de 300 habitants dans le village de La Gaubretière, le « Champ du Massacre du Drillais » est le lieu de leur exécution. La commune perdra 1200 habitants de 1793 à 1796, dont plus de la moitié massacrée par les colonnes infernales, elle ne comptait que 1700 habitants en mars 1793. 500 hommes du village perdront la vie au sein de l'armée catholique et royale.

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4 février 1794, siège du clocher de l’église où s'étaient retranchés 80 combattants vendéens et qui périront fusillés après s’être rendus contre promesse de vie sauve :
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L'obélisque en bois de l'église avec les noms des suppliciés de la commune :
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Le cimetière où sont enterrés de nombreux combattants vendéens et qui valut le surnom de panthéon de la Vendée militaire au village :
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMar 28 Aoû 2018 - 23:40

Bonsoir,

Merci encore de ce terrible message...
Je découvre au passage que la Vendée a ses églises fortifiées, comme mon Nord natal.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 29 Aoû 2018 - 9:40

Bonjour Guillaume,

En effet, on en compte au moins une bonne demi-douzaine dans le département de la Vendée.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyVen 7 Sep 2018 - 11:40

Bonjour à tous,

Aujourd'hui nous nous rendons dans un musée : l'Historial de la Vendée.

C'est un musée qui retrace l'Histoire de la Vendée, de la Préhistoire au début du XXIe siècle. Il se situe près du Mémorial de la Vendée au cœur de l'espace naturel de la vallée de la Boulogne, aux Lucs-sur-Boulogne, commune martyre des guerres de Vendée. Il a ouvert ses portes le 26 juin 2006. L'équipement muséographique réunit aujourd'hui une collection de près de 20 000 objets dont 3 000 sont exposés.
La section consacrée à la Révolution et aux guerres de Vendée a bien évidemment retenue toute notre attention :

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Le Mémorial de la Vendée est au bord de la rivière La Boulogne et à proximité de l'Historial. La bâtisse commémorative, datant de 1993 et qui fut inaugurée par Alexandre Soljénitsyne, rend hommage aux victimes des colonnes Infernales de la guerre de Vendée, et plus particulièrement aux victimes du massacre des Lucs-sur-Boulogne du 28 février 1794. Il est le point de départ du Chemin de la Mémoire qui se termine à la chapelle du Petit-Luc où sont inscrits les noms des victimes de la tuerie de 1794.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyLun 24 Sep 2018 - 16:02

Bonjour à tous,

La Tulévrière, entre Saint-Étienne-du-Bois et Legé, est un gros village d'une vingtaine de feux, située alors en cul-de-sac dans une vallée encaissée de la Petite-Boulogne, protégé par un rempart de verdure. Les habitants sont des laboureurs, petits propriétaires terriens, qui savent lire et écrire.
Ce jour-là, 1er mars 1794, avance à l'horizon une Colonne infernale (celle-là même qui commettra le massacre des Lucs-sur-Boulogne situé à 10 km de La Tulévrière), emmenée par le général Cordelier. Des fumées s'élèvent, des métairies flambent. Tous les paroissiens de la Tulévrière, soit 80 personnes, hommes, femmes, enfants, se sont réunis autour d'Alexandre Ténèbre, prêtre réfractaire que cachent les villageois. Celui qui a été le curé de Bouin puis de Croix-de-Vie, est un érudit, médecin aussi.
L'abbé, qui entend les cris, les pleurs, les gémissements, les exhorte à ne pas bouger : « restez, on sera sauvé ! Il ne vous arrivera rien. Moi, je reste... »
Mais l'angoisse est à son paroxysme. Des familles se déchirent. Vingt-deux des 80 villageois décident de leur salut dans la fuite. Dans certaines familles, c'est le père qui part, dans d'autres, c'est le contraire, on emmène les enfants, c'est selon... La déchirure est d'autant plus vive qu'il faut agir vite. Ceux qui restent se réunissent alors pour prier autour de l'abbé.
La Colonne brûle et tue l’intégralité des habitants à la Picaudière, métairie qui fait face à la Tulévrière, de l'autre côté de la Petite-Boulogne. L'abbé poursuit sa prière, ses ouailles à genoux. La Colonne passe, les « bouchers de la République » rattrapent et massacrent les 22 fuyards, deux kilomètres plus loin, dans le bois de la Gîte-des-Mathes.
Pressés, ils ont probablement oublié la Tulévrière et les 58 paroissiens restants. Et là, c'est le miracle dans ce hasard inexplicable. Avec l'abbé, les survivants vont alors ériger cette chapelle rurale. Avec le granit du pays, elle fut construite à l'endroit précis où ils avaient prié. Bénite en décembre 1794, elle sera dénommée chapelle Notre-Dame-des-Martyrs-du-Bas-Poitou et déclarée lieu de culte officiel « à perpétuité », en 1822. Elle sera plusieurs fois réaménagée. Et les vitraux content cet épisode. (Sources : guide visite du CD de Vendée/Ouest France)

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Le temps semble s'y être arrêté.
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La cache de l'abbé Ténèbre pour dissimuler le Saint Sacrement.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 3 Oct 2018 - 11:51

Bonjour à tous,

Cadoudal, le chef chouan.

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Galerie des Géants, musée de Cholet

Georges Cadoudal est né le 1er janvier 1771 au manoir de Kerléano, près d'Auray en Bretagne, dans une famille de laboureurs aisés. Intelligent et brillant, au physique impressionnant, il devient clerc de notaire à Vannes. Hostile à la Révolution, il intègre l’association bretonne du marquis de La Roüerie au tout début de l’année 1793.
À la suite de l'échec des rébellions paysannes en Bretagne, Cadoudal gagne la Vendée en juin 1793. Capitaine dans les compagnies bretonnes sous les ordres de Bonchamps, il prend part aux batailles de la guerre de Vendée. Après la défaite des Vendéens à la deuxième bataille de Cholet et la mort de Bonchamps, il sert sous les ordres de Stofflet et participe à la Virée de Galerne. Il combat avec les Vendéens jusqu'à l'ultime bataille de Savenay.
De retour dans le Morbihan, Cadoudal prend le commandement des troupes de Chouans qui se forment dans le pays d'Auray. Il refuse de signer le traité de la Mabilais et de reconnaître la République. Colonel en 1795, il se distingue lors de l'expédition de Quiberon, après la débâcle de l'armée des émigrés, il parvient à sauver ses troupes des colonnes républicaines et est proclamé général par ses hommes.
Commandant en chef de l'armée catholique et royale du Morbihan, Cadoudal prend le contrôle de presque toutes les campagnes du département tandis que les Républicains ne conservent plus que les villes. Défenseur d'une chouannerie populaire, il s'oppose à son chef, Joseph de Puisaye et à la domination des officiers émigrés. Il signe la paix en 1796, puis reprend la guerre en 1798. Il renonce à prendre Vannes mais il s'empare de plusieurs petites villes à l'automne 1799, avant d'être tenu en échec à la bataille du pont du Loc'h.
Après avoir signé un traité, il refuse le grade de général dans l'armée républicaine et s'oppose au premier consul Napoléon Bonaparte. Fait lieutenant-général et commandant des troupes royales de Bretagne, il trouve refuge en Angleterre à la suite de l'attentat de la rue Saint-Nicaise à Paris en 1800 commis par deux de ses officiers. Cadoudal regagne Paris en 1804, il y organise un complot visant à capturer ou tuer le premier consul avec une troupe d'hommes armés tandis que le général Pichegru est chargé de prendre la tête du gouvernement et de proclamer Louis XVIII. La conspiration est déjouée par la police de Fouché et les conspirateurs sont arrêtés.
Jugé avec le général Moreau, Cadoudal est condamné à mort le 11 juin et guillotiné à Paris le 25 juin 1804 avec onze autres royalistes. Sa famille est anoblie par Louis XVIII et il est fait Maréchal de France à titre posthume.

À Kerléano, un mausolée, la chapelle St Cado, évoque sa mémoire et celles de ses compagnons. Le projet de la construction d'un mausolée prend forme une vingtaine d'années après la mort du chef chouan. Le mausolée, construit à l'emplacement d’une chapelle du XIIe, est le lieu d'inhumation du chef chouan et de son compagnon d'armes Mercier- la-Vendée. Ce n'est qu'au tout début du second empire que le squelette de Georges Cadoudal aurait été déposé.

Le mausolé ou la chapelle St Cado :
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Le manoir, toujours habité par des descendants de Cadoudal :
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 3 Oct 2018 - 11:58

Bonjour,

Un lieu que j'ai aussi eu l'occasion de visiter. Il faut dire que l'acolyte de Cadoudal, Pichegru, fait partie de ma belle famille... Rolling Eyes

Amicalement.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 3 Oct 2018 - 18:46

Bonjour Cathelineau,

Beau parti que ta belle famille et... bien évidemment ton épouse !
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 3 Oct 2018 - 20:56

Bonsoir,

Une lointaine de mes collègues est descendante de Cadoudal et en porte le nom (avec la particule). Elle est à peine capable de situer à quelle époque il a vécu.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 3 Oct 2018 - 21:19

Bonsoir Guillaume,

C'est honteux !
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyMer 6 Fév 2019 - 21:58

Bonjour à tous,

Aujourd'hui nous partons au Puiset-Doré.

La commune de Puiset-Doré (Maine et Loire) est un de ces très nombreux villages victimes des « colonnes infernales », dont celle du général Cordelier. Quatre-vingts habitants furent tués au cours des mois de février et mars 1794. En voici la liste.

En février 1794, furent massacrés chez eux :

•    René CHAUVIRÉ
•    René CHAUVIRÉ, bordier aux Petites Bouinières, 62 ans, veuf de Marie PETUSSEAU
•    René CHAUVIRÉ, 38 ans, époux de Marie SÉCHER
•    Jean CHAUVIRÉ, 39 ans, époux de Marie GERFAULT
•    Jacques POIRIER, veuf de Marie PETITEAU
•    François BIOTEAU, 40 ans, époux de Perrine LEFEVRE
•    Jean CHAPRON, domestique, 31 ans
•    Marie GUILBEAUD, 25 ans, femme de L. GODINEAU
•    Marie GODINEAU, 19 ans, fille de Louis et de Marie COUILLAULT
•    Louise BARRÉ, 53 ans, femme de Math. AUDOUIN
•    Louise AUDOUIN, fille des précédents
•    Pierre PETITEAU, 42 ans, époux de Renée AUBRON
•    Joseph SOURICE, 54 ou 64 ans, époux de Renée CHÉNÉ
•    François SOURICE, 24 ans, fils des précédents
•    Mathurin LEFÈVRE, prêtre originaire du May
•    René VALLÉE, 70 ans, métayer à La Papinière    
•    Joseph CHEVALIER, 19 ans
•    René RIPOCHE, 50 ans, veuf de Marie LEFORT  
•    François MARTIN, 60 ans, époux de Ch. MACLAULT  
•    Louis BOUCHEREAU, 75 ans, de la Basinière

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Le 6 février 1794, pris au bourg du Puiset-Doré :

•    Louis CŒURDEROY, vicaire au Puiset-Doré
•    René DEFOIX, vicaire à La Chaussaire conduits et fusillés à St Florent      
•    René COUILLAUD, tailleur au bourg    
•    Pierre COUILLAUD, père du précédent  
•    Jean PAVIOT, 60 ans, époux de M. BRETAULT
•    Joseph BIOTEAU, 26 ans, fils de Maurice B.
Le 15 février 1794, pris au bourg du Puiset et massacrés au Fief-Sauvin :
•    Anne-Marie PILET, 24 ans, fille de Jean
•    Perrine NAU, 17 ans, fille d’André et Perrine MARTIN

Le 12 mars 1794 a lieu le massacre du bois de Leppo dont sont victimes cinquante-six habitants (auxquels il faut ajouter une cinquantaine de personnes du village de Villeneuve) :

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•    Jeanne Mad. GUIGNOUX sœur du curé
•    Renée CLAVEAU, 20 ans
•    Jeanne CHEVALIER, 28 ans femme de Pierre PINEAU
•    Jeanne PINEAU, 6 ans, fille des précédents
•    Mathurin BERTRAND, charpentier, 60 ans
•    Françoise QUENEAU sa femme
•    Marie, Perrine, François BERTRAND, 20, 18 et 16 ans leurs enfants
•    Renée BREVET, 38 ans, femme de Pierre GIBOUIN
•    Marie et Jacques 6 et 4 ans, leurs enfants
•    Pierre CHAUVIRÉ, 2 ans, fils de Jean et Marie GERFAULT
•    Vincent TERRIEN métayer à La Petitière
•    Jeanne AUBRON, veuve Jean LEBAS de La Petitière
•    Perrine CHAUVIRÉ, femme de  Julien COIFFARD, 54 ans
•    Marie CHAUVIRÉ, femme de Jean SECHER cordonnier
•    Pierre PICHERIE, 16 ans, de la Tabardière
•    Françoise PINEAU, 67 ans, veuve de Jean CESBRON
•    Jeanne SOURICE, 14 ans, de la Baratonnière
•    Jean DUPONT, métayer au Pin, 60 ans
•    Julien MOREAU, métayer à La Judonnière
•    Marie SOURICE de La Chaussaire, 19 ans
•    Joseph GABORI maréchal au Doré
•    Joseph PAPIN, 30 ans, époux de Renée SOURICE
•    Joseph PAPIN, 2 ans, leur fils
•    Jeanne RIVEREAU, 36 ans  
•    Louise SUPIOT, 64 ans, femme de Jean PILET
•    Jeanne CHENOUARD, femme de Jacques BRANGEON
•    Françoise BRANGEON, sa fille, 14 ans
•    Julien PETUSSEAU, cordier, 60 ans
•    Marie PEIGNÉ, 62 ans, veuve de Nicolas PASQUIER
•    Anne PASQUIER, sa fille, 31 ans
•    Marie PASQUIER  42 ans femme de  Jean GUÉRI
•    Julien, Jeanne, René, Pierre GUÉRI, 10, 8, 5 et 3 ans leurs enfants
•    François SÉCHER, époux de Jeanne GERFAULT
•    Jean APERT, 8 ans, fils de René, maçon
•    Marguerite COIFFARD, 38 ans femme de
•    Mathurin VALLÉE, métayer à La Papinière
•    Marie, Mathurin, Jeanne, et René VALLÉE, 12, 6 et 4 ans enfants de Mathurin et  Marguerite COIFFARD
•    Jean DECARRÉ, 6 ans, fils de Joachim et de Marie BREVET
•    Marie MACÉ, 60 ans, femme Jacques GUELBAULT
•    Gabrielle BOUCHEREAU, 67 ans, femme de Pierre TESSIER
•    Michel CHARDON, 12 ans, fils de Julien et Gabrielle PINEAU
•    Catherine GOURDON, 40 ans, du Fuilet, retirée aux Blottières
•    Louis COISCAULT, 61 ans, époux de Marie PASQUEREAU, demeurant à Leppo
•    Marie PASQUERAU, 60 ans
•    Louise DUPONT, 50 ans, femme de Pierre COISCAULT, cordier et garde-chasse
•    Marie CHARON, 50 ans, femme de François ROBET, cordier à Léppo

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6 août 1794, « massacrés par les Républicains au moulin Pasquereau qui fut incendié le dit jour » :

Jean BERTRAND, garçon, 25 ans, fils de +Mathurin et de Françoise QUENEAU
Pierre CHESNEAU, garçon meunier, 18 ans, fils de Louis et de Marie PICHON
Pierre CESBRON, 25 ans, fils de Pierre et Perrine MÉNARD, de Liré
Etienne BOSSARD, 18 ans, fils de Pierre et Marie BIOTEAU, de Liré

(Sources : Ouest-France, Wikipédia)


Dernière édition par mc le Ven 8 Fév 2019 - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyJeu 7 Fév 2019 - 10:21

Bonjour,

Quelle horreur...
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyVen 8 Fév 2019 - 15:06

Bonjour Guillaume,

Oui, une horreur. Ce sont des dizaines de villages qui ont été victimes des "Colonnes infernales".
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyVen 8 Fév 2019 - 15:16

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, Montilliers.

Montilliers est une commune du Maine et Loire. Le 21 janvier 1794, la colonne infernale du général Bonnaire arrive à Montilliers et y massacre une trentaine de femmes et d’enfants après avoir tué quarante personnes au village voisin de Cernusson. Le 5 avril, c’est la colonne infernale du général Boucret qui capture vingt-deux femmes cachées dans le bois des Marchais sur le territoire de Faveraye-Mâchelles, non loin de Montilliers. Les victimes sont emmenées jusqu’au Moulin de la Reine et fusillées. Deux enfants seront graciés et enrôlés de force.

Site du massacre du 5 avril :
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Les vitraux de l'église de Montilliers perpétuent le souvenir :
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Les villageois perpétuent également le souvenir :
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyVen 8 Fév 2019 - 16:20

Eté 1795, Le débarquement de Quiberon


Le 27 juin 1795 en baie de Quiberon, la flotte britannique, une escadre de 10 navires assurant la protection de plusieurs dizaines de  bâtiments de transport, débarque sur la plage de Carnac plus de quatre mille émigrés et quelques centaines de prisonniers français enrôlés de force, libérés des pontons anglais.  Sont débarqués également des vivres pour une armée de six mille hommes pendant trois mois, cent chevaux de selle et de trait, dix-sept mille uniformes complets d'infanterie, quatre mille uniformes de cavalerie, vingt-sept mille fusils, dix pièces d'artillerie de campagne et six cents barils de poudre.

Une stèle commémore le débarquement sur la plage de Légénèse :
Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 Carnac10

Les émigrés comptent le régiment D'Hervilly, le régiment du Dresnay (ou de Léon), le régiment de Rothalier (ou Royal Artillerie), le régiment D'Hector (Marine Royale), le Loyal-Emigrant et les hussards de Warren.  Beaucoup vont combattre sous l'uniforme rouge des anglais. Plusieurs milliers de chouans commandés par divers chefs rejoignent les émigrés, tous sont mal armés et équipés, indisciplinés. Ensemble, ils s’emparent d’Auray. Mais le désordre règne dans les troupes : Chouans et émigrés ne s’entendent pas et le commandement n’est pas unifié.

Charles D'Hervilly :
Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 Louis_10

Joseph de Puisaye :
Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 Joseph10

Le lendemain du débarquement, un office religieux est célébré en deux endroits distincts de la ville de Carnac. Certains assistent à un office sur la plage de Légénèse avec le comte de Puisaye et les autres se rendent dans le bourg de Carnac pour prier aux côtés du comte d'Hervilly...

La croix des émigrés, près de Saint-Colomban, rappelle le lieu où Chouans et émigrés célébrèrent une messe le lendemain du débarquement :
Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 57460910

Quelques jours plus tard, le général Hoche, chef de l’armée républicaine des côtes de Brest et à la tête de quinze mille hommes, reprend Auray et commence le blocus de Quiberon.

La statue du général Hoche à Quiberon :
Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 800px-13

Retranchée dans le fort « Sans-Culotte », rebaptisé Penthièvre, qui commande l’accès à la presqu’île de Quiberon, l’armée royaliste, placée sous le commandement du comte de Puisaye, doit faire face depuis le 6 juillet aux troupes républicaines qui l’empêchent de sortir. Une tentative est repoussée le 7.

Le fort de Penthièvre (centre d'entraînement de l'armée française aujourd'hui):
Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 Fort-d10

Les blancs, prisonniers de la presqu’île, connaissent de graves difficultés d’approvisionnement tandis que le général Hoche consolide ses positions. Les jours suivants, les deux armées se renforcent, les blancs avec l’arrivée par mer de renforts (1500 hommes) que commande un jeune homme de 25 ans, Charles de Sombreuil, les bleus grâce à des renforts en hommes et en vivres demandés par Hoche. Le 16, une tentative de sortie des blancs échoue de nouveau, et les bleus ne doutent plus alors de la victoire finale. Ils lancent une offensive le 21 juillet et s’emparent du fort pourtant jugé imprenable. Plusieurs milliers d'émigrés (dont Puisaye et D'Hervilly) réussissent à rembarquer, tandis que des centaines de fuyard se noient en tentant d'approcher les chaloupes, les navires anglais tirant salve sur salve pour appuyer le rembarquement. Hoche et les représentants en mission, Tallien et Blad, entérineront la reddition de Sombreuil. 6262 combattants sont capturés, 748 sont exécutés, dont 627 Emigrés (Sombreuil sera du nombre) ou ecclésiastiques et 121 chouans. Ces exécutions eurent lieu du 27 juillet au 2 août, puis le 25 août, puis du 28 août au 3 septembre 1795.

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Quelques gravures uniformologiques des régiments émigrés :
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Une plaque de baudrier :
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(Sources : office de tourisme de Quiberon, Wikipédia, La Sabretache)
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptySam 9 Fév 2019 - 9:53

Bonjour à tous,

Le musée des guerres de l'ouest : Chouannerie-Vendée

Situé à l’entrée de la presqu’île de Quiberon, le musée est installé dans un blockhaus infirmerie allemand construit en 1941. Il se situe précisément sur la ligne de défense républicaine lors de la bataille de Quiberon (juillet 1795) qui opposa les troupes des chouans et des émigrés aux armées républicaines du général Hoche.
Fondé en 1985 par Guy Halna du Fretay (disparu en 2007), le musée est consacré à la Chouannerie, à la Vendée militaire, aux Guerres de l'Ouest et en partie à la bataille de Quiberon. Il propose aux visiteurs plus de 400 pièces (cartes, documents, armes, costumes, objets divers…), retraçant l'ensemble des événements des Guerres de l'Ouest de 1793 à 1832, à partir de vitrines et de tableaux d'explication. Le musée est aujourd'hui la propriété de l'historien et éditeur Reynald Sécher.

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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptySam 9 Fév 2019 - 13:23

Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs d'Auray

La chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs est située en la commune de Brech, dans le Morbihan. Suite à la bataille de Quiberon de juin et juillet 1795, plus de six mille combattants, émigrés et chouans, sont capturés contre promesse de vie sauve. 748 seront exécutés, dont une majorité d’émigrés. Dès 1795, les lieux d’exécution sont appelés « champs des martyrs ». 241 prisonniers sont exécutés dans les marais de Kerzo, actuel champ des martyrs à Brech, par groupe de vingt hommes. Sur place, les corps sont à peine ensevelis, si bien que les ossements remontent rapidement à la surface. Pendant la première Restauration, les ossements sont transférés à La Chartreuse, à Brec'h. Le duc d'Angoulême effectue une visite. Il est décidé de créer deux monuments : Un mausolée en marbre à La Chartreuse et une chapelle expiatoire au champ des martyrs. Une souscription est lancée. La première pierre a été posée en 1823 par la duchesse d'Angoulême. La chapelle a été inaugurée avec faste en 1829, le même jour que le mausolée de La Chartreuse, devant plus de 40000 personnes.

De style néo-classique, deux inscriptions y sont portées, au-dessus de la porte de la chapelle funéraire "Hic Cecide runt" (ici ils tombèrent) et au fronton de la chapelle, "In Memoria Eterna Erunt Justi" (Dans la mémoire éternelle, ils seront justes) :
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La Chartreuse et son mausolé :
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La croix élevée aux martyrs de Quiberon, hier et aujourd'hui :
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On a recueilli de nombreuses lettres d'Emigrés condamnés à mort, qui permettent de découvrir leur état d'âme, à leurs derniers moments. En voici une qui émane d'Edme de la Chapelle de Béarais, plus connu sous le nom de Jean Berney. Il l’écrivit le 2 août 1795, la veille de sa mort. Elle est adressée à son frère Beaulieu : « Nous venons d'être conduits ici, mon cher Beaulieu, écrit-il à son frère ; nous serons probablement jugés dans la journée et exécutés l'instant d'après, ainsi que je te l'ai mandé d'Auray, d'où je t'ai écrit avant-hier. Aucun des secours temporels et spirituels ne m'ont manqué et j'espère tout de la miséricorde de Dieu. Nous avons trouvé des âmes charitables et compatissantes qui ont bien voulu adoucir la rigueur de notre sort. J'ai éprouvé, d'ailleurs, tout ce que l'infortune offre de plus affreux ; j'ai épuisé tous les genres de maux possibles, je les ai soufferts avec patience ; j'espère qu'ils me seront de quelque mérite aux yeux de Dieu, auquel je vais faire le sacrifice de ma vie. Celle-ci ne pouvait plus être heureuse, dès que j'étais destiné à vivre éloigné de ma famine, de mes amis, de ma malheureuse femme et de mes enfants. Pauvre et chère épouse ! Quel est son sort dans ce moment, quels lieux habite-t-elle ? Je n'ai pas même la consolation, en mourant, de savoir rien de ce qui peut avoir trait à elle et au reste de ma famille. Je ne sache pas un sacrifice que je n'ai à faire. Mon Dieu, je vous les offre tous ! La même résignation, mon cher Beaulieu, se trouve dans les 200 victimes, enfermées avec moi dans ce moment et toutes destinées à périr avec moi dans la journée. Je ne te dis rien des événements qui nous ont conduits ici ; cela tient à la politique et je me tais sur cet article. Tu apprendras assez tôt mes malheurs et ce qui les a amenés ; tu ne m'en plaindras que davantage.  Adieu, mon cher frère, mon heure approche. Je vais profiter d'un quart d'heure qui me reste, pour dire à ma femme un dernier mot, que je te recommande de lui remettre avec la plus grande précaution... ».
Une autre de Gesril de Papeu : « Je vais périr, écrit-il à un ami, mais je pardonne ma mort à ceux qui vont me la donner. Ils ne connaissent pas les Emigrés et croient, en exécutant les ordres qu'on leur donne de nous fusiller, remplir leur devoir. Ils sont trompés et malheureux de l'être. Si, un jour, il en tombe entre tes mains, pardonne-leur comme je leur pardonne, et tâche d'inspirer ces mêmes sentiments à nos braves compagnons d'armes... ».
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptySam 6 Avr 2019 - 19:44

Bonjour à tous,

Quelques lignes pour évoquer un personnage fascinant précurseur de la chouannerie et de la Contre-révolution dans l'ouest.

Armand-Charles Tuffin, marquis de La Rouërie

Quel roman que sa vie !

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Né le 13 avril 1751 à l’Hôtel de La Belinaye à Fougère, c’est un enfant belliqueux et au caractère aventureux, qui est très vite destiné au métier des armes. À 15 ans, il est enseigne dans le corps d'élite des Garde-Françaises à Paris et Versailles. Querelleur et ombrageux, il provoque en duel le comte de Bourbon-Busset, ami d’enfance du roi, pour une histoire de poulet mal cuit. Cette pratique étant interdite, La Rouërie est menacé de pendaison, puis finalement exilé à Genève. Autorisé à revenir en France, mais sur ses terres, sa carrière militaire est brisée. Son goût de l'aventure, lui, reste intact.

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L'hôtel de la Belinaye à Fougères

En 1777, il embarque à bord du Morris, en direction des États Unis. Après une arrivée mouvementée sur les côtes américaines, il finit par rejoindre Philadelphie, obtient une audience au Congrès et offre ses services aux insurgents. Celui qu'on appelle désormais le colonel Armand prend le commandement d'une milice. Lors de la bataille de Short Hills, La Rouërie se distingue et obtient l'estime du général Washington. Avec La Fayette, arrivé trois mois après, il est le seul officier français de haut rang de l'armée américaine. Au printemps 1778, il est à la tête d'une légion de 452 hommes et 14 officiers. De la campagne de New York au raid de Westchester, le colonel Armand fait preuve d'une grande combativité et loyauté envers ses hommes. Aspirant au grade de général, il est envoyé pour une campagne dans le sud qui s'avérera difficile. De retour en France en 1780 pour acheter à ses frais de l’équipement pour sa légion, il est également confirmé dans son grade de colonel. Six mois plus tard, La Rouërie revient sur les terres de ses exploits avec selles, sabres, pistolets, bottes et divers équipements. Sa légion étant dissoute, il la reconstitue pour la bataille de Yorktown qui marquera la fin de la guerre d'Indépendance avant le traité de Paris de 1783.
Avant d'être accueilli en héros à Fougères, La Rouërie obtient le grade de général aux États-Unis (brigadier général). L’équipement de la légion Armand l’ayant lourdement endetté, il n'aura pas, malgré ses soutiens, de promotion équivalente en France, il refuse le commandement d’un régiment d’infanterie. Il fait un mariage de raison avec une riche héritière, la marquise de Saint-Brice et se retire dans ses terres.

Désoeuvré, ce sont des événements politiques qui vont le faire sortir de sa retraite. Après la décision par les édits de Brienne et de Lamoignon, de vider de leurs compétences les Parlements, une délégation bretonne de douze nobles, dont La Rouërie, se rend à Versailles, avant d'être embastillée le 14 juillet 1788. Le 25 août, Brienne est démis, ils sont libérés.
Bien que libéral, le marquis est royaliste, très attaché aux droits de sa province, il fustige l'Assemblée constituante et surtout l'abolition des privilèges du 4 août 1789 qui met définitivement fin aux clauses du traité d'Union de la Bretagne à la France de 1532.
Contrairement à de nombreux nobles bretons, il n’émigre pas et crée en 1790 « l'Association Bretonne pour la défense des droits particuliers de la Bretagne » qui se mue en mouvement clandestin contre-révolutionnaire, fort de plusieurs milliers d’hommes en 1792, au moins sur le papier. L’équipement et l’armement sont fournis par la Grande-Bretagne. A partir du mois de mai 1792, la résistance s’organise au château. Le lieu est réorganisé en camp d’entraînement militaire et devient l’épicentre de la résistance. L’organisation de la Rouërie est ainsi en grande partie à l’origine de la chouannerie et de la contre-révolution en Bretagne.

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Château de la Rouërie

Les rassemblements d’hommes en son château de Saint-Ouen-La-Rouërie, les activités du marquis et les premières escarmouches provoquent une enquête. Le château investit et perquisitionné, La Rouërie s’enfuit à temps et se réfugie en Mayenne, puis dans les Côtes-d'Armor avant de mourir brutalement d'une crise d'apoplexie à l'annonce de la mort du roi au manoir de La Guyomarais, le 30 janvier 1793. Sa dépouille est cachée dans le bois du Vieux-Semis, mais les Républicains exhument le corps avant de le décapiter. Au départ des républicains, le corps est remis en terre dans le bois et la tête cachée, son crâne ne sera découvert qu'en 1877 sous une dalle de la chapelle du manoir.

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Manoir de la Guyomarais à Saint Denoual

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La tombe du marquis

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Plaque de la tombe

Au mois d’août 1944, Patton, après la percée d’Avranches, fit fleurir la tombe d’un des héros de l’indépendance américaine. Les Etats-Unis firent ériger en 1993 une statue du colonel Armand à Fougères et une plaque au manoir de la Guyomarais. D’aucuns dirent qu’en 1917, il eut fallu crier « La Rouërie, nous voilà ! » plutôt que « Lafayette, nous voilà ! »…

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Monument érigé en 1993 par l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique dans le parc du manoir de la Gyomarais

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Statue élevée en 1993 par les Etats-Unis devant l'hôtel de la Belinaye à Fougères, maison natale du marquis.

Le mal qui l'emporta fut la fidélité.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyVen 12 Juil 2019 - 18:11

Bonjour à tous,

Les pontons de Rochefort

« Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans bruit… »
Capitaine Laly, du ponton les Deux Associés.

Les Révolutionnaires souhaitent établir une Eglise Nationale dont les ministres seraient les fonctionnaires d’un Etat qui en fixerait les lois. On commence par opérer la sécularisation des biens, puis celle des personnes en abolissant et interdisant les vœux religieux. Le 12 juillet 1790, on décrète la Constitution Civile du Clergé soumettant au pouvoir civil l’organisation de l’Eglise. Un décret du 29 novembre 1791 déclare "suspects de révolte" les prêtres qui refusent de consentir à cette réforme et de prêter le serment constitutionnel. Les administrations départementales sont habilitées à les arrêter et les interner. Un nouveau décret, signé le 26 août 1792, ordonne aux prêtres réfractaires de quitter la France dans les quinze jours sous peine de déportation à la Guyane. En 1793, les décisions se multiplient : la motion Thuriot, votée le 14 février, accorde une prime de cent livres à qui dénoncera un prêtre. Un mois après, le 18 mars, c’est le premier décret de mort contre les insermentés. Tout au long de l’été, à la Convention, on discute des mesures à prendre. Finalement, le 25 janvier 1794, un arrêté est pris ordonnant que les prêtres réfractaires soient conduits de brigade en brigade jusqu’au port le plus proche : Bordeaux ou Rochefort. Ils y seront détenus jusqu’à ce que des bâtiments de commerce nécessaires à leur transfert aient été affrétés. 1494 prêtres furent dirigés sur Bordeaux, 829 sur Rochefort.
De mars à juillet 1794 par petits groupes, des prêtres et des religieux de toute la France, et plus spécialement de l’Est, du Centre et de l’Ouest, arrivent à Rochefort. Mais rien n’est prêt pour les recevoir. On les enferme dans les prisons rochefortaises, à l’ancienne poudrière Saint-Maurice, sur le Bonhomme - Richard, vieux navire annexe de l’hôpital ou sur le Borée. Deux bâtiments de commerce aménagés pour le trafic d’esclaves, le Washington et les Deux - Associés, sont finalement armés pour le transport des déportés. Les premiers prisonniers montent à bord le 11 avril 1794. L’accueil qu’ils y reçoivent, ne leur laissent aucune illusion : on les interroge, on les fouille, on les dépouille de leurs vêtements, on leur confisque tout ce qu’ils possèdent ne leur laissant qu’une culotte, trois chemises, un bonnet, quelques bas et mouchoirs. Le jour, les déportés étaient parqués sur la moitié avant du pont. La nourriture servie était volontairement infecte, souvent avariée et en quantité insuffisante. La nuit était encore plus terrible à cause de l’entassement dans l’entrepont. Toute prière était naturellement interdite. Si, par malheur, un des gardiens aperçoit un mouvement de lèvres, le coupable est aussitôt dénoncé et mis aux fers. À la suite de diverses circonstances (mauvais temps, menaces anglaises), les bateaux restent en rade sur la Charente. La vie à bord est un véritable cauchemar. Les mauvaises conditions d’internement, le typhus qui sévit à Rochefort depuis le début de l’année, le scorbut, ne tardent pas à exercer des ravages.

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Mériot, les détenus dans l'entrepont.

Mai voit les premiers décès. En juin, la mortalité s’accroît. On prend quelques mesures en aménageant des hôpitaux flottants sur des chaloupes amarrées aux pontons. Mais les médecins militaires, inexpérimentés et redoutant la contagion, ne font que des semblants de visites et ne jettent qu’un coup d’œil distrait sur les malades. Quelques prêtres se font infirmiers, adoucissant les souffrances de leurs confrères et les assistent spirituellement. Malgré les fouilles répétées, des hosties ont pu être conservées. Quand il n’en restera plus, on donnera encore l’extrême onction grâce à une burette d’huile sainte qui échappera à toutes les recherches. En juillet 1794, 100 prêtres succombent. Au début on jetait les corps à la mer, mais la marée les ramenait au rivage provoquant des réclamations de la population. On recherche alors un lieu de sépulture ; l’île d’Aix est retenue. Les inhumations sont une corvée supplémentaire imposée aux plus valides des déportés. Parmi ceux-ci, beaucoup ne survivront pas à la tâche.
En août 1794, la mortalité ayant pris des proportions effrayantes, les capitaines reçoivent l’ordre de descendre les malades à terre. Un hôpital de campagne est installé à l’île Madame dont le nom vient d’être changé en île Citoyenne. Le 15 août 1794, à l’annonce de leur prochain débarquement, les prisonniers, dans un élan de reconnaissance envers la Sainte Vierge, lui consacrent à la fois l’île et l’hôpital. Le débarquement s’effectue du 18 au 20 août 1794 dans des conditions on ne peut plus douloureuses. Un rapport constate que sur 83 malades débarqués, 36 sont morts quelques heures après, « ce que l’on doit attribuer au manque de précautions prises au moment de l’opération. » Comparativement à l’enfer des pontons, l’île semblera aux prisonniers un véritable paradis : « Je crus renaître, écrira l’un des rescapés, lorsque approchant du rivage, j’aperçus la verdure, une haie, quelques arbres, (...) un papillon se montra, (...) je découvris plusieurs oiseaux, (...) je fus au comble de la joie »
Ce répit fut de courte durée. Dès le début octobre 1794, des rafales de vent emportent les tentes. Le 30, on ferme l’hôpital et les prêtres sont à nouveau enfermés dans les pontons. Novembre et décembre furent rigoureux, la Charente prise dans les glaces. Peu à peu, cependant, le sort des prisonniers s’adoucit. Pressentant des changements politiques, les officiers cherchent à faire oublier leurs sévices et se montrent plus compatissants. Mais la nourriture reste précaire et la réclusion pénible. À la longue, on finit par s’émouvoir en haut lieu de cette détention prolongée, et l’abbé Grégoire intervient pour mettre un terme à cette persécution. Maintes fois annoncé et reporté, le débarquement des déportés s’effectue fin janvier 1795. En deux journées de marche ils sont conduits de Tonnay-Charente à Saintes où ils sont reçus à bras ouverts par la population en attendant leur libération définitive. Sur les 829 prêtres arrivés à Rochefort en mars - avril 1794, seuls 228, à peine le quart, ont survécus, 36 enterrés à Rochefort, 254 à l’île Madame, les autres dans les vases de l’île d’Aix et des forts qui gardent la Charente.

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Ossuaire de l'île d'Aix.

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Plaque de l'île d'Aix.

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Croix de galets de l'île Madame.

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Autel des prêtres en l'église de Saint Martin de Ré.

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D’autres prêtres furent déportés vers la Guyane depuis Rochefort et particulièrement 200, dont de nombreux vendéens, en 1798. Prisonniers sur le littoral guyanais à Counamama, dans une zone insalubre et loin de tout, ces prêtres ont lutté contre la mort, entre août et novembre 1798. Les maladies, les privations, les mauvais traitements des geôliers ont eu raison de 102 d'entre eux.

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Cimetière des prêtres morts en déportation à Counamama.

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La plaque du Souvenir Vendéen à Iracoubo (Guyane française).
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptySam 3 Aoû 2019 - 21:26

Bonjour à tous,

Le refuge de Grasla

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La forêt de Grasla, en Vendée, principalement sur la commune des Brouzils, servit de refuge aux populations environnantes durant les guerres de Vendéeen 1793-1794 : ces populations fuyaient la répression menée par les colonnes républicaines du général Turreau. Composées pour beaucoup de femmes, d'enfants et de vieillards, elles se sont abritées dans ce quartier de la forêt qu'elles connaissaient pour être le lieu où habitaient des exploitants (charbonniers, voituriers...) depuis une décennie environ. On y avait bâti des huttes de rondins et de feuillages, semblables aux huttes circulaires et aux rues pavées de bois des Gaulois. Les vastes ramures des chênes les abritaient de la pluie et des orages.
Le Refuge de Grasla est situé près du bourg des Brouzils dans la forêt de Grasla dit du Demi-Jour et du Chêne Chevreux, dans un quartier de la forêt appelé " Les Pralières" ou les Loges », près du bourg de La Copechagnière, village de bûcherons proche de la forêt.
Au cœur du massif forestier de Grasla, se trouve le Refuge où les populations de communes situées au nord et à l'est se sont cachées pour fuir les massacres des colonnes infernales. Un sentier de la lisière, de six kilomètres, permet de joindre la « Pierre Blanche » (pierre mégalithique) au Chêne Chevreux : cet arbre millénaire, encore vivant, situé au carrefour de trois chemins, aurait été point de ralliement lors de la guerre de Vendée. Le « sentier du Refuge » est long de 3,5 kilomètres. Chacun y avait transporté son ménage et ses provisions. Cabanes et huttes formaient une véritable ville champêtre: « Des branches appuyées sur les troncs des arbres, et supportées par de forts piquets, formaient la charpente de chaque habitation ; d'autres branches entrelacées et tapissées de mottes de gazon servaient de murs ; ces cabanes alignées sur plusieurs rangs, présentaient l'aspect de rues pavées d'une herbe courte et épaisse, Au-dessus, les grandes branches des chênes touffus s'élevaient en dôme et protégeaient la ville contre les ardeurs de l'été et les vents orageux... ». On y vivait sous ces cabanes.
Les différents métiers y étaient exercés, par exemple par des forgerons, des armuriers et des charpentiers. Ceux-ci pouvaient travailler sans inquiétude grâce aux guetteurs placés dans les arbres qui donnaient l’alerte dès que des soldats s’approchaient de la forêt. On y trouvait des boutiques et des marchands, des métiers, comme le maréchal-ferrant ou le forgeron. 2 000 personnes - moins de 200 noms sont connus -, se seraient ainsi réfugiées de janvier à juillet 1794 afin d'échapper aux colonnes infernales créées par le général Turreau.
On y trouvait une chapelle, et comme en de nombreux endroits de France, des prêtres réfractaires réfugiés là, y célébraient la messe et administraient les sacrements, tels les curés Payraudeau et Jagueneau ou le chanoine Goillandeau, qui tenait un registre clandestin et donnait l'extrême onction aux soldats de Charette mourants. Il indique pour l'ensemble de la paroisse des Brouzils, sur ce registre consultable aux Archives de la Vendée, les victimes républicaines et les décès, les mariages, des baptêmes, 162 personnes en tout, dont une centaine de victimes.
Un hôpital de fortune, avec des ambulances et des matelas, des couvertures, organisé par un chirurgien accueillait les blessés qui revenaient de la guerre se faire soigner ou mourir.

La forêt de Grasla, aux épaisses futaies, servit aussi de refuge aux soldats de Charette.
Les soldats républicains firent souvent des incursions dans cette forêt mais sans trouver le refuge. Du 10 au 16 juillet 1794, le général républicain Ferrand lance cependant une expédition avec 3 600 hommes vers le refuge de la forêt de Grasla ; il le trouve mais le refuge est abandonné.

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Le refuge de Grala devint tout d'abord un lieu de mémoire puis un centre touristique attractif. Le site visitable rappelle les évènements qui ont marqué l'histoire du bocage et celle de ses habitants pendant la guerre de Vendée. Depuis 1987, des bénévoles ont construit des loges de perches et de brandes, une forge, chapelle, charbonnière... afin d'évoquer la vie de Grasla telle que les documents permettent de la connaître.

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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyDim 27 Oct 2019 - 17:00

Bonjour à tous,

La colonne infernale du général Grignon durant le mois de janvier 1794

17 janvier 1794 : "Mes camarades, nous entrons dans le pays insurgé. Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui sera  susceptible d’être brûlé, et de passer au fil de la baïonnette tout ce que vous rencontrerez d’habitants sur votre passage. Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays ; c’est égal, nous devons tout sacrifier. " Général de brigade Louis Grignon (1748-1825).

La colonne Grignon doit suivre un axe est-ouest dans les Mauges angevines et suivant l'ordre du général Turreau, elle doit "exterminer les brigands jusqu'au dernier".

Le parcours sanglant de la colonne infernale de Grignon en cette fin du mois de janvier 1794 commence avec le massacre de 79 personnes en la commune de Saint-Aubin-Du-Plain le 21 janvier, puis dans les jours qui suivent ce sont les environs de Bressuire qui sont ravagés par les flammes et les exécutions.

Le 26 janvier, l'adjoint de Grignon, Jean-Baptiste Lachenay, dévaste le village de Saint-André-Sur-Sèvre et y massacre la population dans son intégralité. Seule une petite fille âgée 8 ans à la vie sauve grâce à un des soldats de l'unité de Lachenay : Marie-Louis Millasseau. Un rue du village porte aujourd'hui son nom.

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Eglise de Saint-André-Sur-Sèvre



Le 30 janvier, Grignon et Lachenay se retrouve au château de Pouzauges. A l'issue de leur repas, Grignon ordonne qu'on lui amène la trentaine de femmes et adolescentes retenues au château et originaires du lieu. Grignon, Lachenay et les officiers de leur état-major les brutalisèrent et les firent ensuite fusillées au pied du donjon.

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Château de Pouzauges.

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Croix érigée sur le lieu du massacre par le Souvenir Vendéen.

Le 31 janvier, Lachenay et ses hommes massacre plus de deux cents personnes dans le parc du château du Parc-Soubise qui est incendié.

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Château du Parc-Soubise, il a été conservé tel quel en souvenir du massacre. Il n’a jamais été restauré depuis, hormis son toit qui protège les ruines.

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Plaques du Souvenir Vendéen.

Le 14 avril 1794, Grignon est nommé général de division. Le 16 août suivant, il est suspendu et mis en état d'arrestation. Acquitté malgré ses actions criminelles pendant les guerres de Vendée, il réintègre l'armée le 25 octobre 1795. Il est admis à la retraite le 28 juin 1810.
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 EmptyLun 28 Oct 2019 - 9:23

Bonjour,

Merci encore de tes messages. Comment les héritiers politiques de ces gens peuvent-ils aujourd'hui donner des leçons au monde entier sur quelque sujet que ce soit ???
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MessageSujet: Re: Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne   Sur les traces des guerres de Vendée et de la chouannerie bretonne - Page 3 Empty

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